Textes d'application du Synode diocésain

ORDONNANCE DU 7 DECEMBRE 2011

PROMULGANT LES TEXTES D’APPLICATION

DU SYNODE DIOCESAIN

 

Exposé des motifs

Le présent document est inséparable de la « Charte Synodale ». Il rassemble les décrets et décisions qu’elle a inspirés et que quelques-uns, désignés par l’évêque, ont mis en forme. Le conseil pastoral diocésain et le conseil presbytéral  réunis en « congrès » les ont approuvés. L’évêque les promulgue aujourd’hui pour être appliqués dans l’ensemble des paroisses du diocèse.

On ne retrouvera dans ce document que ce qui relève de décisions épiscopales qui doivent régir désormais la vie du diocèse tout entier. Ces décisions ont été prises parce qu’elles ont été jugées de grande importance pour progresser vers des « paroisses communautés missionnaires », parce qu’elles ont semblé nécessaires  pour avancer de manière unifiée au plan diocésain, parce qu’il fallait s’imposer quelques contraintes pour avancer dans la direction souhaitée.

Mais tout, dans la vie de nos paroisses, ne relèvent pas, fort heureusement, de décrets. Les souhaits exprimés par l’assemblée synodale à travers la charte gardent  toute leur importance. Ils doivent constituer pour chaque curé, avec ses conseils, des repères dans ses choix pastoraux.  Ils doivent inspirer la réflexion des diverses instances pastorales. Ils seront mis en œuvre de manières diversifiées selon les nécessités et les priorités de chaque paroisse.

Les décrets ne font pas tout ! Ils porteront leur fruit dans la mesure où chacun s’efforcera d’en acquérir l’intelligence, d’en découvrir l’esprit. Peut-être, dans un premier temps seront-ils perçus comme un réseau de contraintes un peu lourdes. Ils deviendront progressivement notre manière de penser et de vivre en Eglise.

Le style du document est aussi lyrique que celui du code civil ! Il ne faut pas lui demander ce qu’il ne cherche pas à transmettre. Il n’est sans doute pas à lire systématiquement de A à Z mais plutôt à consulter lorsqu’une question précise est abordée. Il constitue une base commune pour nos échanges dans les différentes instances diocésaines, pour nos rencontres d’évaluation en zone et en paroisse.

La vie du diocèse ne s’arrête pas avec la publication de ce texte. Sans aucun doute, nous allons constater des oublis, nous allons être confrontés à des situations inédites. Nous garderons la liberté de préciser et d’ajuster pour répondre aux nécessités, gardant en mémoire pour y rester fidèles les choix de notre charte synodale.

Bonne route ensemble.

                                                                                                                              + Bruno Grua

 

 

 

 

LIVRE I – LE PEUPLE DE DIEU

TITRE I – LES PAROISSES

Chapitre 1 - Création des nouvelles paroisses.

Le 11 juin 2004, l’évêque a recueilli l’avis du Conseil Presbytéral concernant la création de nouvelles paroisses par fusion des anciennes (avis favorable à l’unanimité des présents), conformément au Canon 515 §2.

Depuis cette date 11 nouvelles paroisses ont été créées.

Afin de permettre une avancée et une réflexion commune, l’ensemble des secteurs pastoraux encore existants devront s’organiser en nouvelles paroisses avant le 1 septembre 2012. Il leur est demandé d’inscrire cette évolution dans leur priorité pour l’année pastorale 2011-2012.

 

 

N.B. : Dans l’ensemble de ces documents le terme « paroisse » désigne les nouvelles paroisses.

Les anciennes paroisses ou regroupement d’anciennes paroisses sont désignées par le terme de« « communauté locale ».

Chaque paroisse est donc constituée de plusieurs communautés locales (V-1)

 

Chapitre 2 – Le conseil pastoral diocésain

Le Code de Droit Canonique

"Si l'évêque diocésain le juge opportun, après avoir entendu le conseil presbytéral, un conseil pastoral sera constitué dans chaque paroisse, présidé par le curé et dans lequel, en union avec ceux qui participent en ·raison de leur office à la charge pastorale de la paroisse, les fidèles apporteront leur concours pour favoriser l'activité pastorale.

Le conseil pastoral ne possède que voix consultative et il est régi par les règles que l'Evêque diocésain aura établies" (Canon 536).

La nouvelle paroisse

« Le curé de la nouvelle paroisse sera assisté d’un Conseil Pastoral… » (décret épiscopal de fondation d’une nouvelle paroissedans le diocèse de Saint-Flour)

La charte synodale

L’assemblée synodale demande une organisation des équipes d’animation, des différents conseils. Elle demande que fonctionnent réellement les conseils : EAP (lorsqu’elle existe), conseil pastoral, conseil économique. (O 2-2)

 

 

 

En application du Code de Droit Canonique, et pour une paroisse communauté missionnaire,  après avoir entendu le conseil presbytéral,

 

CREATION DES CONSEILS PASTORAUX PAROISSIAUX

 1. Dans chaque paroisse sera créé un conseil pastoral dans l’année qui suit la création d’une nouvelle paroisse.  Pour les paroisses déjà créées qui n’auraient pas de conseil, un conseil devra être mis en place avant le 30 juin 2012. Là où il existe, il doit être mis pour cette date en conformité avec les présents statuts.

LES FONCTIONS DU CONSEIL

2.  Elles sont essentiellement d'ordre apostolique et missionnaire. Signalons les plus importantes:

- veiller à l'animation de la communauté chrétienne afin qu'elle devienne un signe authentique de l'Evangile, dans la communion des divers groupes qui la composent et représentent la communauté toute entière dans sa diversité..

- aider la communauté à ne pas se replier sur elle-même mais à rester tournée vers ceux à qui elle est envoyée par le Seigneur et notamment les plus pauvres.

- rendre les chrétiens de plus en plus responsables de l'Evangile dans leurs diverses réalités de vie. A ce titre, le conseil cherche à discerner les appels de la mission, en proposant des orientations pastorales et des moyens à mettre en œuvre afin que la vie et l’action du Peuple de Dieu servent l’annonce de l’Evangile.

- avoir le souci d’éveiller jeunes et adultes aux ministères ordonnés, d’éveiller et d’encourager l’ensemble des baptisés à participer à la mission de l’Eglise de telle sorte qu’elle se constitue et se manifeste dans la diversité des dons de Dieu.

3. On retiendra donc pour être membres du conseil des hommes et des femmes ayant le sens de l'Eglise, désireux de servir, de bon jugement, bien insérés dans la vie, en tenant compte des variétés de situations sociales d'âges et de cultures.

4. C'est dans l'écoute commune de la Parole de Dieu et dans la prière que le conseil trouvera son unité et son dynamisme apostolique. Une place leur sera faite dans chaque rencontre.

5. La bonne volonté ne suffit pas. Il est nécessaire que se mette en place une formation appropriée aux membres des conseils paroissiaux. Le Diocèse s’engage à la proposer.

 

 


 

COMPOSITION - DESIGNATION

6. Pour qu’il puisse fonctionner efficacement le Conseil Pastoral Paroissial ne comptera pas plus d’une quinzaine de membres en plus des membres de droit.

7. Il comprend

a) des membres de droit : ce sont tous ceux, prêtres, diacres, religieuses ou laïcs qui participent à la charge pastorale de la paroisse en vertu d’une nomination reçue de l’évêque.

b) des membres désignés par le curé ou le prêtre modérateur

Un membre de l’Equipe d’Animation Pastorale (EAP)

Un à trois autres membres, si le curé le juge opportun, afin d’assurer une représentation plus équilibrée des hommes et femmes, âges, milieux sociaux, communautés locales, diversités ecclésiales…

c) des membres nommés par le curé, après élection ou cooptation par

la communauté paroissiale.

dont la désignation se fait comme suit :

1er temps : le curé, avec l’E.A.P., définit les collèges électoraux : communautés locales, mouvements et services, équipes-relais… et précise le nombre de personnes à élire par collège.

2ème temps : selon les modalités qui paraissent les plus adaptées, chaque collège élit (ou choisit) la ou les personnes, les présente au curé qui les nomme au conseil.

8..Les membres du conseil n'y sont pas simplement les délégués de leur collège mais porteront tous ensemble le souci de toutes les questions pastorales qui lui seront soumises.

 

9. On veillera à porter en conseil la parole des chrétiens qui n'ont pas d'engagement particulier au sein d'un groupe ou d'un mouvement.

10. Les membres désignés après élection ou cooptation représenteront toujours au moins la moitié de l’assemblée.

11. Il y aura toujours un membre du conseil paroissial pour les affaires économiques au conseil pastoral. Il est désigné par le conseil pour les affaires économiques.

 

12. Le curé, en lien avec l’E.A.P., peut inviter d’autres personnes en raison des circonstances et de l’ordre du jour. Elles ne sont pas pour autant membres du conseil. Elles ne prennent pas part à d’éventuels votes.

 

13. La liste des membres du conseil pastoral paroissial est communiquée au responsable de zone et au vicaire général. Elle est aussi portée à la connaissance de la communauté paroissiale, publiée dans le bulletin paroissial, sur le site internet de la paroisse et du diocèse, dans l’annuaire diocésain..

14. Les membres de droit appartiennent au conseil aussi longtemps que leur est confiée par l'évêque une   participation à la charge pastorale de la paroisse.

 

 

 

15. Les membres désignés tels que définis à l'article 7c sont renouvelés par tiers tous les trois ans, après tirage au sort. Sauf exception dont l'évêque reste seul juge, le mandat n'excèdera jamais neuf années consécutives.

 

FONCTIONNEMENT – RYTHME -COMMUNICATION

16. Le conseil est toujours placé sous la présidence du curé ou de celui que l'évêque désigne pour remplir cette charge.

Mais il est souhaitable que la fonction d’animateur et celle de secrétaire soient distinguées de celle de présidence.

 

17. Un bureau de deux ou trois membres sera élu par le Conseil. Il ne doit pas être confondu avec l’E.A.P. Il coordonne les travaux du conseil. Sous la responsabilité du curé, il établit l’ordre du jour des réunions, envoie les convocations, assure la rédaction et la diffusion des compte-rendus aux membres du Conseil. Il informe la communauté.

 

18. Au service d'une « Eglise-communion », les membres du conseil se feront un devoir, sur les questions importantes, de parvenir à un accord. Le ministère presbytéral est au service de cette communion.
Toutefois, le conseil n'a que voix consultative. Aussi. le curé pourra- t-il ne pas se ranger à l'avis de son conseil, s'il estime que des raisons pastorales graves jouent contre cet avis. Il devra, alors en référer à son responsable de zone, s'il est responsable de zone au vicaire général.

19. En cas de conflit entre le curé et le conseil pastoral, il revient à l'Ordinaire d'arbitrer, en veillant en particulier à la cohérence des décisions prises localement avec les orientations diocésaines.

20. En cas de changement de curé, le conseil demeure.

A titre provisoire, il est présidé par le Vicaire général jusqu'à la prise de possession canonique du nouveau responsable. Le responsable de zone participe à la rencontre.

 

21. Le conseil peut être dissous par une décision de l’évêque, en particulier en cas de démission de tous les membres élus.

22. Chaque conseil doit trouver son rythme en fonction de l'importance. de la paroisse et des problèmes qui s'y posent. Il y aura toujours au moins deux rencontres par an. En cas d’urgence le curé peut convoquer le bureau en lieu et place du conseil.

23. En début d'année pastorale seront définis quelques objectifs pastoraux précis, modestes, réalisables et en fin d'année le conseil vérifiera leur réalisation.

24. Le conseil peut, selon les nécessités pastorales, créer des commissions aux travaux desquels peuvent être associés des chrétiens qui n'appartiennent pas au conseil.

 

25. Un cahier de comptes-rendus consignera les travaux du conseil. L’information communiquée à l’extérieur est sous la responsabilité du curé.  Un double du compte-rendu sera communiqué au responsable de zone.

 

26. Une information régulière sera donnée aux communautés locales sur les orientations et décisions du conseil pastoral. Elle peut prendre des formes variées : feuille d’information, assemblée paroissiale, intervention aux annonces de la messe…

Les membres nommés de l’EAP et du Conseil économique restituent ce compte-rendu respectivement à l’E.A.P. et au conseil économique.

 

 

 

Le conseil aura également le souci d’établir un lien régulier avec le diocèse. Notre revue "La Vie Diocésaine de Saint-Flour" est prête à publier des articles exprimant ce que vit une paroisse.

N.B. : le terme curé est ici utilisé au sens large. Il désigne aussi bien le curé au sens strict du terme que l’administrateur paroissial, éventuellement le modérateur.

 

Chapitre 3 – Équipe d’animation pastorale et équipe-relais

3.1 L’EQUIPE D’ANIMATION PASTORALE (EAP)

L’Equipe d’Animation Pastorale

Le Code de droit canonique

Le curé est le pasteur propre de la paroisse qui lui est remise en exerçant sous l’autorité de l’évêque diocésain dont il a été appelé à partager le ministère du Christ, la charge pastorale de la communauté qui lui est confiée, afin d’accomplir pour cette communauté les fonctions d’enseigner, de sanctifier et de gouverner avec la collaboration éventuelle d’autres prêtres ou de diacres, et avec l’aide apportée par des laïcs, selon le droit.  (Canon 519)

Le curé reconnaitra et soutiendra la part propre que les laïcs ont dans la mission de l’Eglise, en favorisant leurs associations à des fins religieuses. Il coopèrera avec son propre évêque et le presbyterium du diocèse, en travaillant aussi à ce que les laïcs aient le souci de la communion dans la paroisse et qu’ils se sentent membres tant du diocèse que de l’Eglise tout entière et qu’ils participent aux œuvres qui ont pour but de promouvoir cette communion et les soutiennent. (Canon 529§2)

Pour que les paroisses soient de vraies communautés chrétiennes les autorités locales doivent favoriser l’adaptation des structures paroissiales avec la grande souplesse accordée par le Droit Canon, surtout en favorisant la participation des laïcs aux responsabilités pastorales. 5Jean-Paul II : Christifideles laïci n° 26).

La nouvelle paroisse

Le curé de la nouvelle paroisse sera assisté d’un conseil pastoral, d’une équipe d’animation pastorale et d’un conseil pour les affaires économiques. Il aura à cœur d’associer et de former des équipes-relais dans chaque pôle paroissial. (Décret de création d’une nouvelle paroisse)

La Charte synodale

L’Assemblée du synode demande une coresponsabilité entre ministres ordonnés, religieux (ses), laïcs…tous responsables, une plus grande coresponsabilité pour l’animation pastorale des zones, des secteurs et des nouvelles paroisses, autour des trois piliers de la mission de l’Eglise : la proposition de la foi, la charité et enfin la prière et la célébration  (O 2-1).L’assemblée demande une organisation des équipes d’animation, des différents conseils : elle demande que fonctionnent réellement les conseils : EAP  (lorsqu’elle existe), conseil pastoral, conseil économique (O 2-2)

 

 

LA CREATION DE L’EAP

 Pour une paroisse communauté missionnaire,

1..Dans chaque paroisse sera créé une Equipe d’Animation Pastorale (E.A.P.) Elle sera présentée officiellement à la communauté  le dimanche de fondation de la nouvelle paroisse.  Pour les paroisses déjà créées qui n’auraient pas ou plus d’E.A.P., elle devra être mise en place avant le 30 juin 2012. Celles qui existent devront être mises pour cette date en conformité avec les présents statuts.

La mission de l’EAP

2. L’E.A.P. est à distinguer du Conseil pastoral de la paroisse. Chaque paroisse doit avoir l’une et l’autre. Leurs missions doivent s’articuler.

3. L’E.A.P est une équipe d’acteurs qui mettent en œuvre les orientations fixées par le Conseil pastoral de la paroisse. Pour cela sa fonction est d’organiser, de coordonner, de dynamiser l’action pastorale au quotidien : envisager les actions à entreprendre, les contacts à prendre, le calendrier à tenir, les informations à faire circuler, les démarches à faire.

4. L’E.A.P. est une équipe généraliste. Elle doit susciter des équipes de tâches pour des missions particulières (catéchèse, accompagnement des familles en deuil, équipes de partage, vocations, équipes liturgiques, service des malades, service de la solidarité…) en veillant à faire appel au plus grand nombre possible de membres de la communauté.

5. L’E.A.P. soutient les équipes-relais (V). Là où il existe, elle travaille en lien avec le secrétariat paroissial.

6.Deux situations distinctes

- La plupart des paroisses ont actuellement un curé résidant. La collaboration avec l’E.A.P est alors vécue dans le cadre du canon 519. Les membres de l’E.AP. reçoivent alors du curé la mission commune de l’aider dans l’exercice de sa charge pastorale et dans ses trois dimensions : l’annonce de la Parole de Dieu, la célébration et la prière, le service de la charité et de l’unité. Les membres de l’EAP apportent leur collaboration au curé dans l’exercice de sa charge.

- Certaines paroisses n’ont pas de curé. Cette situation, unique aujourd’hui (Paroisse Sainte-Croix en Margeride et Truyère), pourrait se multiplier dans les années à venir. L’évêque peut alors confier « à un diacre ou à une autre personne non revêtue du caractère sacerdotal, ou encore à une communauté de personnes une participation à l’exercice de la charge pastorale d’une paroisse. Il constituera un prêtre qui, muni des pouvoirs et facultés du curé, sera le modérateur de la charge pastorale » (Canon 517§2).

Dans ce second cas les membres de l’E.A.P. participent à l’exercice de la charge pastorale avec le prêtre modérateur. Leur responsabilité et leurs taches sont plus lourdes, ne serait-ce que par l’éloignement du prêtre modérateur et sa moindre disponibilité (il exerce en général aussi d’autres charges). L’E.A.P. est alors « le cœur de l’Eglise » sur ce territoire où vivent des hommes et des femmes et où des chrétiens sont présents.

(Par commodité, on parlera d’EAP 519 et d’EAP 517

Composition et désignation

7. La participation à une E.A.P. constitue une activité spécifique (qui peut être exigeante !).. Elle ne se superpose donc pas avec d’autres responsabilités confiées par le Curé dans le cadre de la catéchèse, de la liturgie, de la gestion ou d’autres activités caritatives ou apostoliques.

8. L’équipe sera composée d’un nombre restreint de membres (5 ou 6) : prêtres, diacres, religieux (ses), laïcs.

9. Les qualités requises sont la disponibilité, la discrétion, la volonté de travailler avec d’autres pour le bien de la communauté et de l’Eglise dans un esprit de service et d’unité.

10. Ils sont choisis

Pour l’EAP 519 : par le curé, selon les modalités qu’ils déterminent

Pour l’EAP 517 : une assemblée paroissiale choisira 7 ou 8 noms à bulletins secrets. Ces noms, tenus secrets, seront transmis par le modérateur à l’évêque qui choisira, en accord avec lui, les membres de l’E.A.P. parmi les noms proposés. La composition de l’E.A.P. sera alors communiquée à la paroisse.                

11. Les membres de l’E.A.P. seront désignés pour un mandat de 3 ans, renouvelable une fois.

12. En cas de vacance de la paroisse les membres de l’E.A.P. resteront en fonction pour une durée de un an (ou jusqu’au terme de leur mandat si la durée est inférieure à un an).

13. Si pour des raisons personnelles un membre de l’équipe est amené à se retirer, il sera remplacé, à l’initiative du curé ou du modérateur, par une autre personne jusqu’au terme du mandat de l’équipe.

Présentation et envoi

14. Les membres de l’EAP recevront du curé  une feuille de route (EAP 519) ou de l’évêque une lettre de mission (EAP 517). Celles-ci préciseront l’articulation de la mission de l’EAP avec celle des divers conseils de la paroisse ainsi que les conditions d’évaluation de son travail.

15. L’EAP est présentée à la communauté paroissiale par le curé (EAP 519) ou par l’autorité diocésaine (EAP 517). Lecture est alors donnée de la feuille de route ou de la lettre de mission. L’information sera également communiquée par le journal paroissial, les sites internet de la paroisse ou du diocèse, la Vie Diocésaine, un panneau d’information dans les églises de la paroisse.

Fonctionnement

16. Le curé ou le prêtre modérateur est le président de droit de l’E.A.P.

L’E.A.P. désigne en son sein un secrétaire, éventuellement un animateur distinct du président.

 

 

 

17. L’E.A.P. se réunit fréquemment et au moins une fois par mois.

Un ordre du jour est communiqué préalablement à la réunion. Un compte-rendu de chaque rencontre est rédigé.

18. Les décisions sont élaborées en commun et arrêtées par le curé (519)  ou validées par le modérateur (517).

 

Moyens - Formation

19. Un lieu de réunion devra être mis à disposition de l’E.A.P. ainsi que les outils d’information qu’elle jugerait utiles.

20. La fonction de membre de l’E.A.P. est bénévole. Elle ne donne pas lieu à rétribution. Toutefois, en ce qui concerne les frais, notamment de déplacement, on se réfèrera à l’ordonnance portant statut financier des paroisses et des prêtres du diocèse de Saint-Flour en date du 27 décembre 2008 qui prévoit que les frais de déplacement, téléphone…des laïcs en mission ecclésiale sont prélevés sur la caisse paroissiale.

21. Des temps de formation seront proposés en lien avec l’équipe diocésaine de formation, en particulier une journée diocésaine annuelle.

3.2 LA COMMUNAUTE LOCALE ET L’EQUIPE-RELAIS

 

La paroisse doit être la maison ouverte à tous, et au service de tous ou, comme se plaisait à dire Jean XXIII, la fontaine du village à laquelle tout le monde vient étancher sa soif. (Jean-Paul II ; Christifideles laïci n° 27)

 

La charte synodale

O 1-3 La présence de la paroisse sur un territoire :

Pour l’Assemblée du Synode, la mission « sacramentelle » de la paroisse, c’est d’être tout simplement présence sur un territoire pour y reconnaître l’engagement de Dieu, les semences de sa parole, et l’ayant reconnu, de le dire fidèlement, de le célébrer et de l’incarner.

Les membres de la communauté partagent cette foi que Dieu s’engage envers tout être humain.

Ils doivent prendre les moyens pour reconnaître l’œuvre de Dieu dans la vie des hommes qu’ils côtoient tous les jours : au travail, en famille, dans les loisirs, les associations, etc., et entrer en dialogue avec eux…

La communauté doit surtout veiller à ce que l’écho de ce dialogue ne soit pas oublié dans l’annonce de la foi, la célébration et l’exercice de la charité.

 

 

O 3-4 : Une attention aux petites communautés

Dans le cadre de la création des nouvelles paroisses, il est demandé, par l’Assemblée du Synode, que soient mis en place des relais dans les petites communautés locales (anciennes paroisses) pour éviter qu’elles ne se sentent abandonnées ou délaissées. La définition de leur mission devra faire l’objet d’une attention particulière.

A 3-9 : L’Assemblée du Synode souhaite la mise en place de « personnes-relais» dans les secteurs ou nouvelles paroisses. L’un des aspects de leur mission sera de transmettre les informations et communications (formations et conférences, célébrations, initiatives,…) y compris celles du diocèse. Ces personnes veilleront à utiliser tous les moyens actuels de communication (affichage, radios, presse (et pas seulement chrétienne), mail, site internet et blog, annonce,…). Elles seront, pour cela, soutenues par le Service diocésain de la communication.

L’évêque

« …Dans notre diocèse, nous devons être vigilants quant à la manière dont nous construisons les « nouvelles paroisses ». L’ouverture, au-delà du clocher du village, qui représente un progrès pour la conscience chrétienne qui ne peut être qu’universelle, ne doit pas se faire par une sorte de désertification ecclésiale des petites communautés locales ou relais. Aussi inconfortable qu’elle soit, une tension est à vivre entre la proximité (attention aux petites communautés locales ou relais) et l’ouverture que permet le rassemblement en paroisse nouvelle. » (Bruno Grua, évêque de Saint-Flour)

Pour des paroisses, communautés missionnaires, au plus près de la vie des hommes,

1. Chaque paroisse du diocèse (rurale ou urbaine) sera organisée en « communautés locales » correspondant, selon l’importance de la population ou la vitalité pastorale, à une ancienne paroisse ou au regroupement de plusieurs d’entre elles. La paroisse est communion de ces communautés locales.

2. Il y a communauté chrétienne lorsqu’il y a participation effective à la triple mission de l’Eglise : l’annonce de la foi, la célébration, le service. Cette définition s’applique aux communautés locales. Elle constitue un critère pour leur constitution.

3. La constitution des communautés locales doit faire l’objet d’une réflexion du curé de la paroisse avec son conseil pastoral. Les décisions prises seront communiquées au vicaire général. Elles seront inscrites dans l’annuaire diocésain.

4. La communauté locale doit devenir le lieu habituel du rassemblement dominical. On visera progressivement à faire en sorte que dans chaque communauté locale une célébration rassemble chaque dimanche les chrétiens. Chaque année quelques célébrations pourront être organisées au plan paroissial (messe des familles, fête paroissiale…)

 

 

5. Dans l’organisation pastorale de la paroisse, on appliquera le « principe de subsidiarité ». Ce qui peut être vécu avec fruit dans chaque communauté locale doit y être maintenu (baptêmes, mariages, obsèques, temps de prière communautaire, fêtes patronales…). Ce qui engage des moyens plus conséquents (formation des catéchistes, préparation au mariage ou au baptême, célébration de la confirmation, questions économiques…), ce qui veut exprimer la notion de rassemblement, est à vivre au niveau paroissial.

Certains points méritent débat, telle la catéchèse des enfants. Faut-il l’organiser au plan de la paroisse ou de la communauté locale. Il n’y a pas de réponse générale à cette question.

Ces choix nécessitent un discernement en Conseil pastoral.

6. Dans chacune des "communautés locales », doit être créée une équipe-relais, non seulement pour servir d’intermédiaire entre la communauté locale et la paroisse, mais davantage encore pour porter le souci, pour sa part, de la vie et du service de la communauté locale, en lien avec le curé ou le prêtre modérateur, avec l’E.A.P. et le Conseil pastoral. L’équipe-relais assure un service ecclésial de proximité. Cette mission est celle de tous les chrétiens en vertu de leur baptême et de leur confirmation. Quelques-uns acceptent d’être envoyés pour la signifier.

7. La mission générale de l’équipe est la suivante

- Rendre l’Eglise visible, proche, accueillante.

- Faire le lien entre la communauté locale et la paroisse : transmission des informations, des demandes et besoins perçus.

- Rendre visible les services que l’Eglise est appelée à rendre en un lieu

- Etre présent au quotidien auprès de la communauté chrétienne locale

- Etre accueillant à tous ceux qui viennent frapper à la porte de l’Eglise, notamment pour les démarches sacramentelles et les funérailles.

 

Cette mission globale se décline dans les activités suivantes :

- Maintien d’un lien permanent avec le curé de la paroisse

- Ouverture et entretien de l’église et des salles de réunion.

- Attention au patrimoine et pastorale du tourisme

- Vigilance à l’égard de l’utilisation de lieux cultuels en respect de leur finalité.

- Information et accueil : eucharistie dominicale (horaire et lieux des messes), baptêmes, mariages, réconciliation, catéchèse, onction des malades, bulletin paroissial, communication des informations de la paroisse et du diocèse.

- Accueil pour les funérailles

- Accueil des catéchumènes et des recommençants.

- Attention aux malades et personnes âgées

- Faciliter ou assurer la catéchèse des enfants, des jeunes et des adultes. .

- Préparation et animation des liturgies célébrées localement, entre autres les fêtes patronales

- Collecte du Denier de l’Eglise

- Relations avec les responsables des communes et l’ensemble des autorités civiles. Le curé informera les autorités civiles et leur présentera le responsable de l’équipe-relais.

 

 

8. Il s’agit d’une équipe et non pas d’une personne. L’équipe sera normalement constituée de 5 membres.  Chacun se voit confier une responsabilité plus personnelle par rapport à l’une des tâches confiées à l’équipe-relais : annonce de la foi, célébration, service, animation de l’équipe, questions financières.

9. Pour être membre d’une équipe-relais, les principales qualités nécessaires sont les suivantes

- Etre bien inséré dans le pays et estimé de tous, de relation facile, apte à créer des liens. Vie associative en particulier.

- Avoir le gout d’un service humble et désintéressé. Attention au concret. Un rôle de terrain.

- Mener une vie aussi cohérente que possible avec l’Evangile et se préoccuper de cultiver une vie spirituelle personnelle.

- Manifester un sens de l’Eglise éclairé et profond.

- Se savoir envoyé et pas à son compte.

- Etre soucieux de poursuivre sa formation chrétienne après avoir reçu une mission initiale pour la mission confiée.

- Avoir la disponibilité nécessaire pour le service envisagé.

10. Le curé nomme les membres de l’équipe et c’est à lui que les membres rendent compte de leur mission.

11. La mission est confiée d’abord pour un an à titre probatoire puis pour un mandat de 3 ans renouvelable une fois, sauf exception dont le curé est juge.

12. Un membre de l’équipe-relais garde la possibilité, pour des raisons majeures, de renoncer à sa charge avant terme. Dans ce cas il sera remplacé par une autre personne jusqu’au terme du mandat de l’équipe.

13. En cas de changement de curé, l’équipe-relais reste en fonction.

14. Une lettre de mission du curé précise à chaque membre du relais sa mission personnelle. Elle fait l’objet d’une évaluation annuelle et peut être modifiée d’un commun accord.

15. Cette petite équipe sera présentée à la paroisse au cours d’une célébration, en précisant le sens du service pastoral pour le bien de la communauté locale, et par tous moyens : article dans le journal paroissial, présentation sur le site internet de la paroisse, affichage sur un panneau d’information à l’entrée de l’église.

16. Pour pouvoir accomplir au mieux son service, cette équipe-relais devrait disposer, si possible, d’un lieu d’accueil et de rencontre et de quelques moyens financiers (à voir avec le conseil économique de la paroisse, et aussi en référence avec le statut diocésain et financier des paroisses - annexe1 -).

L’un des membres de cette équipe-relais devrait faire partie du Conseil pastoral de la paroisse.

 

 

17. Si, en vertu de sa charge pastorale, le curé envisage de procéder au retrait de la lettre de mission, il informe l’intéressé  de son intention et des motifs sur lesquels il se fonde. L’intéressé doit pouvoir présenter ses observations. Lorsque la décision du curé lui aura été officiellement notifiée, l’intéressé pourra s’adresser à l’évêque par écrit, dans un délai de dix jours pour qu’il réexamine la décision.

 

Chapitre 4 – Secrétariat et finances

 

4.1-Maison paroissiale et secrétariat

La diminution du nombre de prêtres, donc plus souvent absents du presbytère, la plus grande étendue des paroisses incite à créer dans chaque paroisse une maison paroissiale et un secrétariat pour y assurer les fonctions administratives et d’accueil.

C’est là une condition très concrète pour que vive une paroisse communauté missionnaire. Sans représenter une décision immédiatement contraignante, la mise en place d’une maison paroissiale et d’un secrétariat constitue une orientation à privilégier pour les années à venir.

1. L’aménagement d’une maison paroissiale, parce qu’elle engage la paroisse pour une longue durée au-delà du curé du moment, est à réfléchir avec l’autorité diocésaine. Cet aménagement devra préserver l’autonomie du logement du ou des prêtres. Il intègrera un bureau d’accueil, des salles de réunion pour les divers conseils, la catéchèse…Il préservera un lieu de dialogue discret avec les personnes accueillies (famille en deuil, couple pour la préparation au mariage ou au baptême, sacrement de la réconciliation, dialogues pastoraux divers…).

2. Le rôle de secrétaire paroissial est de première importance. Si son rôle est d’abord administratif, sa portée va bien au-delà. Le secrétariat est pour beaucoup de personnes le premier et parfois le seul contact avec la paroisse. Sa qualité est déterminante pour l’image de l’Eglise. Le choix des personnes qui l’assume est décisif pour le visage de la paroisse.

3. On devra donc veiller aux qualités d’accueil, d’écoute, de relations, de discrétion des personnes pressenties pour ce service. Le curé ne les choisira pas seul mais avec trois membres au moins de ses conseils et dans la plus grande discrétion.

4. Une petite formation locale devra permettre d’acquérir le minimum de connaissance de la vie de la paroisse et de son fonctionnement interne. Le diocèse, de son côté, proposera une formation à l’accueil et à l’écoute.

5. Selon les situations le secrétariat peut être organisé de deux manières différentes :

a/ Une équipe de bénévoles qui assurent une permanence d’accueil, tiennent les registres de catholicité, le journal pour la comptabilité…Dans une telle situation, il faut être très attentif à la continuité et à la cohérence des informations données aux personnes accueillies.  Il est aussi nécessaire de s’imposer, dans cet engagement bénévole, une rigueur telle que le secrétariat soit ouvert à des jours et heures connus, réguliers, précis.

b/ Un secrétariat assuré par une personne seule, le plus souvent salariée, à temps partiel. Son salaire est alors pris en charge par la paroisse.

Le choix d’un (une) secrétaire est une décision importante dans la vie d’une paroisse puisque, selon le droit du travail, elle engage un contrat à durée indéterminée. Tout conflit peut donc avoir des conséquences lourdes.

C’est pourquoi la décision de créer un tel poste et l’embauche d’une personne précise se font en dialogue avec l’économe diocésain. Le curé n’agira pas seul mais avec trois membres au moins de ses conseils et dans la plus grande discrétion.

6. Le (la) secrétaire salarié(e) remplit une tâche administrative et non pas directement pastorale. Il (elle) n’appartient pas aux divers conseils mais travaille évidemment en lien avec eux.

7. Une fiche de poste définit précisément sa  tâche : horaires de travail, activités confiées, formation, personne référente…

 

 

4.2- Complément au règlement financier des paroisses

et au statut des conseils économiques paroissiaux

Les questions économiques et financières n’ont pas été directement abordées par l’assemblée synodale.  Mais celle-ci a souhaité une clarification des rôles qui doit aussi s’appliquer en ces domaines.

 

A 2-1 : Afin de réguler la coresponsabilité, l’Assemblée du synode demande que soient définis clairement les rôles et les responsabilités respectifs de chacun dans la communauté, au moyen d’un document écrit (lettre de mission, feuille de route, cadre…) afin que chacun puisse s’y référer.

 

1.  Chaque paroisse doit avoir un économe et un comptable.

L’économe est la personne qui administre et contrôle de manière régulière les biens de la paroisse sous l’autorité du curé et par délégation de ce dernier.  Il assure les missions de gestion ordinaire de la paroisse et, pour les actes extraordinaires, il se réfère au droit particulier diocésain (statuts du conseil paroissial pour les affaires économiques et statut financier des paroisses).

L’économe paroissial  fait fonctionner le compte-courant de la paroisse. Il a accès à la caisse paroissiale.

Il  rend compte de sa gestion au conseil paroissial pour les affaires économiques.

Il demeure en fonction au changement de curé.

Il est en relation avec l’économe diocésain.

 

Le comptable est le responsable de l’enregistrement de toutes les opérations réalisées par la paroisse. Il le fait dans le respect des règles et techniques comptables applicables dans le diocèse.

Il demeure en fonction au changement de curé.

Il est en relation avec le comptable diocésain.

Le comptable ne dispose pas du pouvoir de faire fonctionner le compte-courant de la paroisse. Il n’a pas accès à la caisse paroissiale.

 

2. Toutes opérations financières (comptage des espèces dès leur encaissement, émission et signature des chèques) doivent toujours être réalisées par deux personnes. De même, et quel que soit le montant, les souscriptions de contrats qui engagent la paroisse sur la durée (locations de photocopieur et autres matériels, contrats d’entretien, de maintenance...) doivent toujours comporter deux signatures (Les signatures du curé et de l’économe paroissial ou à défaut d’un membre du conseil économique).

 

 

 


Seul le comptable paroissial prépare les paiements visés par l’économe. Seul l’économe signe habituellement les chèques, exceptionnellement le curé.

Au cas où les fonctions d’économe et de comptable seraient tenues par la même personne, c’est au curé qu’elle présente les chèques pour signature. Cette situation doit être exceptionnelle et provisoire.

 

La charte synodale

O 2-2 : L’Assemblée du Synode demande que fonctionnent réellement les conseils : EAP, conseil pastoral, conseil  économique.

 

3. Un compte-rendu des réunions du conseil économique paroissial tenues pendant l’année, signé par l’économe paroissial et le curé, sera joint au dernier bordereau de l’année transmis à l’évêché.

 

4. Une fois par an les comptes seront communiqués à la paroisse par écrit selon une grille communiquée par l’économe diocésain. Un double de l’information transmise sera envoyé à l’économe diocésain

 

 

 

TITRE II – QUELQUES REGLES

POUR UNE HEUREUSE COLLABORATION

ENTRE LAICS ET MINISTRES ORDONNES

La charte synodale

O 2-1 : L’Assemblée du Synode demande une coresponsabilité entre ministres ordonnés, religieux (ses), laïcs … tous responsables :

Une plus grande coresponsabilité  (ministres ordonnés, religieux, laïcs) pour l’animation pastorale des zones, des secteurs et des nouvelles paroisses, autour des trois piliers de la mission de l’Église : la proposition de la foi, la charité et enfin la prière et la célébration

A 2-1 : Afin de réguler cette coresponsabilité, l’Assemblée du Synode demande que soient définis clairement les rôles et responsabilités respectifs de chacun dans la communauté, au moyen d’un document écrit (lettre de mission, feuille de route, cadre, ...) afin que chacun puisse s’y référer.

A 2-2: L’Assemblée du Synode demande une meilleure reconnaissance, par la communauté, des personnes engagées dans la vie de l’Église. Leur service acquiert ainsi une autre dimension.

Les équipes de travail et d’animation, appelées par le curé, en collaboration avec le diocèse, pour une durée déterminée, ainsi que les personnes en responsabilité de secteur, pourraient être présentées lors de leur nomination, mais aussi lors d’une " journée rentrée ", ou à l’occasion d’une assemblée dominicale en début d’année.

Cette présentation est également souhaitée pour les " personnes relais " des petites communautés locales.

Une généralisation de la procédure d’envoi en mission, à l’instar de ce qui se fait pour les EAP, pour les funérailles, étendue à d’autres services et responsabilités pastorales permettrait également une identification plus facile des personnes en responsabilité.

Vatican II  Jean-Paul II : Christifideles laïci

Dans les communautés ecclésiales, l’action des fidèles laïcs est si nécessaire que, sans elle, l’apostolat des pasteurs ne peut, la plupart du temps, obtenir son plein effet. (Vatican II Décret sur l’apostolat des laïcs n° 10)

En vue d’assurer et de faire grandir la communion dans l’Eglise, en particulier en ce qui concerne les ministères divers et complémentaires, les pasteurs doivent avoir la conviction la plus ferme que leur ministère est ordonné au service de tout le peuple de Dieu et les fidèles laïcs, à leur tour, doivent reconnaitre que le sacerdoce ministériel est absolument nécessaire pour leur vie dans l’Eglise et pour leur participation à sa mission. (n°22)

Les différents offices et fonctions que les fidèles laïcs peuvent légitimement exercer, dans la liturgie, dans la transmission de la foi, et dans les structures pastorales de l’Eglise, devront l’être en conformité avec leur vocation laïque spécifique, différente de celle des ministères ordonnés.(n°23)

 

 

Pour une paroisse, communauté missionnaire…

…Il apparait nécessaire de donner à la collaboration entre prêtres et laïcs, pour un service dans l’Eglise, un cadre institutionnel qui situe chacun dans sa mission spécifique au service de la communauté, par-delà les aléas des relations personnelles. Ce cadre donne un sens ecclésial à l’engagement de chacun.

Dans cette perspective,

1. Les prêtres auront à cœur d’associer le plus grand nombre possible de fidèles à la mission de l’Eglise, en les appelant pour des tâches bien définies et diversifiées.

2. Ils veilleront au respect de la vocation propre des laïcs, de leurs engagements familiaux, associatifs, sociaux en général. Ils auront le souci de leur équilibre de vie.

3. Après dialogue avec les personnes appelées, une feuille de route, établie par le curé, précisera les contours de la mission confiée : son objet, ses conditions d’exercice, sa durée, l’identité du prêtre ou du diacre référent, les conditions d’évaluation de la mission confiée. Un modèle sera proposé par le diocèse.

4. La mission est normalement confiée pour un mandat de trois années, renouvelable une fois. Cette règle donne à tous une plus grande liberté. Elle engage celui qui confie la mission et celui qui la reçoit. Elle sera souvent difficile à appliquer. Elle obligera à élargir le cercle souvent trop étroit de nos collaborateurs. Des exceptions seront possibles dont le curé reste juge après un dialogue avec l’intéressé. Il n’y aura pas de prolongement par tacite reconduction.

5. Pour ceux qui sont déjà engagés au service de la communauté une feuille de route sera rédigée telle que prévue au n° 3. Le premier mandat de trois ans débutera avec la remise de cette lettre.

6. Les missions confiées sont toujours service de la communauté ecclésiale.  C’est pourquoi elles feront l’objet d’une information de la communauté, selon diverses voies possibles : annonces à l’assemblée dominicale, feuille d’annonces, journal paroissial, affichage paroissial, annuaire paroissial…On peut aussi organiser en début d’année pastorale un rite d’envoi en mission pour tous ceux qui exercent des responsabilités dans la paroisse.

7. Sauf exceptions  faisant l’objet d’un accord avec le diocèse, la participation des laïcs à la mission pastorale de l’Eglise est vécue à titre bénévole. Elle ne donne pas lieu à rémunération. Toutefois le curé de la paroisse et son conseil économique veilleront à ne pas faire peser sur les personnes des frais afférents à leurs engagements (déplacements, outils pédagogiques…)

8. Les fidèles-laïcs s’engagent dans l’Eglise au nom de leur foi. Leur vie spirituelle doit donc être soutenue. Les paroisses et le diocèse doivent en porter le souci, en particulier par une proposition régulière de journée de récollection spirituelle.

Ces normes s’appliquent à l’ensemble des missions confiées au sein de la paroisse, y compris celles de membres des divers conseils, sauf indications explicites contraires.

 

 

 

 

TITRE III APOSTOLAT DES LAICS

 

Chapitre 1 – Les familles

 

• La famille est au premier rang de ce qui paraît essentiel dans la vie, tant pour le bonheur des individus que pour la construction de la personne, mais aussi pour le devenir de notre société. Aussi la famille devrait-elle constituer un lieu fondamental d'engagement des chrétiens au cœur de la société. .
La famille reste, pour la grande majorité, un lieu de protection et de sécurité.      -

01-1 : l'accueil et l'écoute des personnes:

L'Assemblée du Synode demande que la paroisse continue d'assurer l'accueil personnel, l'écoute des personnes, en étant particulièrement attentive aux diversités humaines et spirituelles des hommes et des femmes d'aujourd'hui.
Elle doit avoir le souci de proposer des lieux de rencontre, d'écoute et de partage ouverts à tous.

 

A 3-1 : Il est demandé, par l'Assemblée du Synode, une messe des familles si possible mensuelle par secteur, bien annoncée et préparée, où seraient invités parents et enfants et à laquelle participeraient enfants et
catéchistes, et qui serait un temps fort pour la communauté chrétienne d'un même secteur ou d'une nouvelle paroisse .

• les demandes de célébrations, de sacrements, et Ies demandes des familles en deuil sont, suivant les lieux, accueillies par le prêtre seul ou par des laïcs et/ou religieuses.

Des équipes en différents lieux du diocèse, après une formation, se voient confier
l'accueil des familles en deuil et la liturgie des funérailles.

A 5-3: Il est demandé, par l'Assemblée du Synode, de mettre en place des groupes de partage (de vie de foi, d'Évangile, de formation biblique et théologique) susceptibles de répondre aux demandes variées allant de l'initiation à l'approfondissement dans un souci d'intériorité et aussi d'accompagnement aux responsabilités pastorales, aux initiatives missionnaires.

 

Pour une paroisse communauté missionnaire

 

1 – Les personnes qui sont au service de l’accueil en Maison Paroissiale, les catéchistes, les laïcs chargés de la préparation au baptême et au mariage, ou affectés à d’autres services, recevront une formation spécifique qui les sensibilisera tout particulièrement à la situation de la famille dans notre vie sociale : diversité des situations, familles mono parentales, familles recomposées, émergence de nouveaux rôles pour les grands-parents.

Cette formation, à mettre en œuvre par le Service Diocésain de Formation, prendra en compte les aspects spécifiques de l’accueil et de l’écoute. Elle sera diffusée au niveau de la zone pastorale.

 

2 – Les paroisses aménageront un lieu d’accueil confortable, favorable à la convivialité, à la discrétion, à l’écoute, à la communication et au « Faire – savoir » afin de valoriser ce qui est vécu dans le sens de la rencontre et de la solidarité au sein des communautés paroissiales et ce qui est porteur pour les familles.

 

3 – Dans les paroisses, on choisira quelques personnes, déjà qualifiées ou disponibles pour des formations, qui seront en mesure d’accompagner des hommes ou des femmes en difficulté dans différentes situations de vie, en favorisant une possible intégration aux activités paroissiales et une meilleure compréhension des enseignements de l’Eglise.

Les différents services (catéchistes, préparation aux sacrements) auront le souci d’orienter vers ces « personnes-ressources »celles et ceux qu’une situation particulière peut éloigner ou tenir en réserve des lieux habituels des rencontres paroissiales.

 

4 – Par ses intervenants, la Paroisse fera en sorte que les personnes en situation de deuils ou de drames familiaux soient portées par la prière commune et par un accompagnement discret.

Les différents acteurs paroissiaux seront invités à être mobilisés pour ce ministère de compassion (catéchistes, équipes de deuil, service évangélique des malades).

 

5 – Les Conseils Pastoraux et les Equipes d’Animation Pastorale organiseront des rencontres pour inviter des parents et des familles à découvrir ensemble la pertinence et la richesse de l’enseignement de l’Eglise sur la famille humaine : Textes du Concile dans « Gaudium et Spes », enseignement récent des Papes, et des Evêques de France.

 

6 – Le Service de la Pastorale Familiale, proposera chaque année une récollection spécifique pour des couples, un temps spirituel, sur la durée d’un week-end. La tranche d’âge 30-50 ans sera à privilégier.

 

 

Chapitre2 – Les jeunes

La charte synodale

 « A 2-6 : L’Assemblée du Synode demande que soit créé un Conseil Pastoral Diocésain Jeunes. » 1LIl est créé un conseil pastoral diocésain pour les jeunes

1.Les missions du Conseil Pastoral Diocésain des Jeunes (CPDJ)

2. Le CPDJ devra être un lieu : 

de réflexion sur ce que vivent les jeunes d’aujourd’hui dans la société et l’Eglise,

d’écoute et de dialogue, entre jeunes, entre jeunes et adultes ,

 

de découverte mutuelle des différents mouvements, aumôneries ou groupes existant dans le diocèse, en vue de permettre une collaboration plus étroite entre eux,

de concertation et d’impulsion missionnaire, d’initiatives (temps forts diocésains, propositions de formation, camps et manifestations).

Le CPDJ aura donc un rôle consultatif et proposera, après délibération, les orientations d’animation de la Pastorale de Jeunes.

Il reviendra à L’Evêque de promulguer ou non les orientations et initiatives souhaitées.

 

 

 

 La composition du CPDJ

3.Le CPDJ sera présidé par l’Evêque de Saint-Flour, en son absence par son Vicaire Général.

 

Il sera animé par l’Equipe Diocésaine Diversifiée d’Animation des Jeunes. Celle-ci ne prendra

pas part aux débats. Elle est néanmoins consultée. Elle met en œuvre les orientations fixées par le CPDJ et promulguées par l’Evêque.

 

4.Le CPDJ sera constitué de quatre collèges :

Un collège de jeunes, lycéens ou étudiants.

Peut être membre de ce CPDJ  tout baptisé dans l’Eglise Catholique, âgé d’au moins 16 ans, ayant un lieu de résidence dans le diocèse.

Un collège d’adultes animateurs ou accompagnateurs y compris des adultes en responsabilité pour les 13- 16 ans.

Un collège représentatif du monde de la santé et de la solidarité.

Un collège de jeunes professionnels (limite d’âge: 30 ans).

Le nombre des membres de ces collèges sera déterminé par l’Equipe Diocésaine Diversifiée d’Animation des Jeunes, en fonction des groupes en présence dans le diocèse.

Les membres du CPDJ seront nommés par l’Evêque sur proposition du groupe qu’ils représenteront. Ils s’engageront pour un mandat de deux ans, renouvelable deux fois.

5.Sont représentés au CPDJ par un jeune et/ou un adulte accompagnateur :

chaque mouvement ou association,

chaque organisme en lien avec le diocèse,

chaque service,

chaque zone pastorale.

La liste de ceux-ci sera établie par l’Equipe Diocésaine Diversifiée  d’Animation des jeunes.

6. Le CPDJ se réunira, dès sa constitution en 2012, 2 ou 3 fois par an.

7. Un ou deux membres du CPDJ seront également membres du conseil pastoral diocésain. A défaut, le CPDJ proposera à évêque trois noms de jeunes de moins de 30 ans pour en faire partie.

8.Une fois tous les deux ans au minimum sera organisée une rencontre entre le conseil pastoral diocésain et le CPDJ

 

 

La charte synodale

« A 4-6 : L’Assemblée du Synode demande une plus grande coopération entre aumôneries de l’Enseignement Public et de l’Enseignement Catholique. Elle serait possible par la création d’une équipe unique établissant le programme d’année en lien avec l’Évêque, puis vivant une progression et des célébrations communes : sacrements ou étapes de vie…, et ce en coopération étroite avec la paroisse ou la zone. »

                                                              

« A 5-5 : Il est souhaité, par l’Assemblée du Synode, que soit renforcé le lien entre l’Église diocésaine et l’Enseignement Catholique… Prévoir des rencontres post-synodales où ne se retrouvent pas seulement les acteurs de l’Enseignement Catholique mais tout chrétien concerné par la proposition de la foi en milieu scolaire. »

 

 

9. Afin de coordonner le travail de tous les acteurs de la pastorale des jeunes (et pas seulement les Aumôneries de l’Enseignement Public et de l’Enseignement Catholique), il a été décidé la création d’une Equipe Diocésaine Diversifiée de l’Animation des Jeunes.

 

Les missions de l’Equipe Diocésaine Diversifiée d’Animation des Jeunes

 

10.Cette équipe s’efforcera de :

 

-promouvoir, mettre en œuvre et animer les orientations fixées par le Conseil Pastoral Diocésain des Jeunes,

 

-promouvoir la coordination entre l’Aumônerie de l’Enseignement public, l’Enseignement Catholique mais aussi les groupes paroissiaux, les mouvements de jeunes (apostoliques, éducatifs, spirituels) les services ou organismes du monde de la santé et de la solidarité en lien avec le diocèse, la mission étudiante et jeunes professionnels, les quatre lieux de vie,

favoriser le décloisonnement et la synergie entre tous ces acteurs,

 

-créer et/ou piloter des initiatives communes pour la pastorale des jeunes, comme la préparation des JMJ,

 

-favoriser une pastorale des jeunes qui propose des activités diversifiées et ouvertes à tous les jeunes dans tous les lieux de vie,

 

-répondre aux demandes de formation : animateurs en milieu scolaire, animateurs des lieux de vie , enseignants, jeunes en responsabilité, personnes ou mouvements dans leur pédagogie auprès des jeunes … .

Les formations seront parfois animées avec la province ecclésiastique de Clermont-Ferrand ou le Service national pour l’Evangélisation des jeunes et des vocations,

 

-créer et/ou proposer des supports pédagogiques à l’usage des différents acteurs de la pastorale des jeunes,

 

-assurer une réflexion au niveau diocésain sur les jeunes du Cantal avec les moyens appropriés (CDPJ, consultations d’instances ou de personnalités départementales, partage d’expériences ou d’initiatives dans le département, le diocèse ou par d’autres diocèses, revues,…),

 

 

 

 

-assurer le suivi et la responsabilité éditoriale du site de la pastorale des jeunes du diocèse et des autres modes de communication relatifs à celle-ci,

 

-collaborer étroitement avec le service diocésain de la catéchèse afin de faciliter, pour les enfants, une continuité entre la profession de foi et la confirmation,

 

-collaborer étroitement avec le service diocésain du catéchuménat pour accompagner les jeunes qui demandent un sacrement d’initiation à la vie chrétienne.

 

-collaborer étroitement avec la Pastorale Familiale pour accompagner les jeunes qui demandent le sacrement de mariage,

 

-collaborer étroitement avec la pastorale des vocations afin d’inscrire une pastorale de l’appel dans la pédagogie des services, groupes paroissiaux, organismes ou mouvements auprès des jeunes.  La diversité des vocations de l’équipe témoignera de cette exigence (voir ci-dessous).

 

Représentativité et composition de l’Equipe Diocésaine Diversifiée d’Animation des Jeunes

 

11.Cette équipe sera diversifiée parce qu’elle représentera :

 

-les quatre Zones Pastorales du Diocèse,

-les Aumôneries de l’Enseignement Public,

-l’Enseignement Catholique,

-les services, mouvements ou organismes de jeunes,

-les différentes vocations (un prêtre, un diacre, un religieux (se), un couple marié, un(e) laïc consacré(e) dans la mesure du possible :

 

La Pastorale des Jeunes n’est pas assimilable à une association. Elle est constituée par l’Eglise en service diocésain et ne résulte pas seulement de l’adhésion et de la volonté de ses membres.

Le prêtre accompagnateur sera le garant d’une équipe dont la mission se reçoit d’un Autre.

Ainsi, il portera dans l’équipe, d’une manière qui lui est propre, le souci de la communion et d’une ouverture au sens missionnaire de l’Eglise auprès des jeunes du Cantal (et pas seulement des jeunes catholiques). Il se situera donc dans sa mission de Pasteur,

 

•le couple marié sera le signe de l’Amour de Dieu pour le monde et de l’Alliance avec son Eglise. En ayant la volonté de donner la vie à des enfants et de les éduquer dans cet amour, il sera le témoin du Christ missionnaire qui accueille les enfants avec bienveillance. Auprès des jeunes, il sera donc le signe de l’Amour, du don de soi, de la confiance dans l’accueil d’un autre.

 

• le diacre portera plus particulièrement le souci et le service des jeunes en précarité, de la solidarité,

 

• la dimension communautaire de la vocation du religieux ou de la religieuse sera un témoignage essentiel pour la vie et la mission de l’Equipe auprès des jeunes. Il ou elle rappellera l’importance de la fraternité vécue comme expression de la foi et de la charité, de la reconnaissance de chaque jeune comme un frère.

 

• le (la) laïc consacré(e) témoignera d’une vie pleinement consacrée au Christ dans le monde en se mettant au service de l’Eglise pour les jeunes.

 

 

 

 

12. Cette équipe sera sous la responsabilité d’un permanent :

 .

-Il animera cette équipe et veillera à ce que les missions de celle-ci, mentionnées ci-dessus, soient menées.

Par conséquent, il coordonnera le travail  des bénévoles, des salariés d’Eglise, des prêtres et des religieux (ses) au sein du Service Diocésain de la Pastorale des Jeunes.

 

-Il formera ou veillera à la formation des acteurs de la Pastorale des Jeunes par rapport à leur mission.

 

-Il rendra compte de son travail auprès de l’Evêque de Saint-Flour.

 

-Il rendra compte de l’utilisation du budget du service et des actions programmées auprès du Conseil Diocésain des Affaires Economiques.

 

Il agira nécessairement dans le cadre des réseaux professionnels et institutionnels locaux, en particulier pour l’organisation de temps de formation (ex.BAFA) mais aussi pour l’animation de temps forts, rassemblements, camps (sécurité, procédures administratives,…) et enfin pour les actions de solidarité (partenaires sociaux, éducatifs, …).

 

13.Cette équipe sera composée de 8 personnes au maximum. Certaines représenteront nécessairement différentes instances.

Les membres de l’équipe seront nommés par l’Evêque. Ils s’engageront pour un mandat de trois ans renouvelable au maximum deux fois.

 

14.L’équipe sera élargie à des jeunes pour chacune de ses missions évoquées ci-dessus (ex. : la création du site internet, l’animation d’un temps fort diocésain, …). Chaque mission sera pilotée par eux avec un membre de l’Equipe Diocésaine.

 

Mise en place de l’Equipe diocésaine diversifiée d’animation des jeunes

15. Elle se réunira une fois par mois eu Centre diocésain de pastorale (Aurillac). Le lancement de cette équipe interviendra courant 2012.

 

LES OBJECTIFS DE LA PASTORALE DES JEUNES DANS CHAQUE ZONE PASTORALE

 

La charte synodale

 

 « A 3-7 : Il est demandé, par l’Assemblée du Synode, aux aumôneries de jeunes de faire des propositions plus ouvertes et plus diversifiées (« veillées », temps forts » type rassemblements à Lourdes, La Salette, marche diocésaine Saint-Simon-Quézac, journée d’aumônerie », « temps de partage de notre foi », « temps de rencontre », …) et pas seulement limitées à un temps dans la semaine comme toute autre activité scolaire. »

 

 

 

« A 4-3 : L’Assemblée du Synode demande que des propositions concrètes et variées qui répondent aux attentes des enfants et des jeunes, soient mises en place dans chaque nouvelle paroisse ou secteur. »

 

« A 4-7 : L’Assemblée du Synode demande que les jeunes soient associés plus étroitement à la messe dominicale en participant aux chants avec leurs instruments de musique. Tout ou partie d’un moment particulier de la célébration pourrait leur être confiée. La confiance et des efforts de tous côtés leur permettraient d’aller jusqu’au bout de ce qu’ils ont accepté de faire. »

 

 « A 6-9 : L’Assemblée du Synode souhaite que des propositions d’ouverture à la solidarité internationale soient faites pour tous : enfants, jeunes et adultes, en lien avec le Secours Catholique, le CCFD, la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC), ATD Quart Monde… Les enfants et les jeunes souhaitent en effet rencontrer des associations caritatives et mener plus d’actions avec elles. Cette implication des jeunes passe par la mise en avant de leurs compétences et par une aide ponctuelle, discrète et confiante, notamment dans le montage de projets avec eux. »

 

 

En application de ces orientations synodales la pastorale des jeunes reçoit les missions suivantes

16. L’éducation et la formation autour de la Parole de Dieu et la vie de l’Eglise. L’échange, le dialogue, l’écoute de chacun seront privilégiés sans oublier pour autant la catéchèse et l’enseignement.

La prière (prière communautaire, célébration des sacrements) et l’expression de la foi des jeunes.  leurs sensibilités artistiques et culturelles seront mises en valeur et développées.

La fraternité par une vie communautaire, des solidarités entre eux et par des actions contre les fragilités et les précarités qui les touchent (sociales, affectives, psychologiques)…ce qui n’exclura pas d’autres formes de solidarités (ex : solidarités avec d’autres générations,, solidarités internationales…)

Une attention particulière sera portée à l’avenir des jeunes et à leurs orientations de vie. Aussi, les équipes d’animation auront le souci de porter une pastorale de l’appel dans leur pédagogie.

 

                

 

17.Pour répondre aux besoins des jeunes de « propositions plus ouvertes et plus diversifiées », il a été décidé la création de quatre lieux de vie, un par zone pastorale (Aurillac Rural et Urbain, La Châtaigneraie, Mauriac, Saint-Flour).

LA RESPONSABILITE DE L’ANIMATION DES LIEUX DE VIE ET SES MODALITES D’APPLICATION

18.Ces lieux de vie seront animés par des Equipes Locales Diversifiées d’Animation des Jeunes (qui auront, hormis la dimension diocésaine et l’appel à un permanent , les mêmes représentativités que l’Equipe Diocésaine Diversifiée d’Animation des Jeunes –

 

19.Ces lieux ainsi qu’un projet d’aménagement seront proposés par les Zones Pastorales à l’Evêque qui validera ou non cette proposition dans le courant de l’année scolaire 2011-2012.

 

 

 

 

20.Les Zones Pastorales proposeront à l’Evêque des personnes pour composer ces équipes. Il lui reviendra de les nommer officiellement membres d’une Equipe Locale Diversifiée d’Animation des Jeunes dans le courant de l’année scolaire 2011-2012. La durée de leur mandat sera de trois ans, renouvelable au maximum deux fois.

21.Les équipes nouvellement nommées écriront en lien avec leur zone pastorale un projet éducatif et un projet pédagogique pour leur lieu de vie.

L’écriture de ces projets s’appuiera sur les objectifs mentionnés ci-dessus. Ces projets sont pour des jeunes de 12 à 30 ans. Par conséquent, ils doivent s’adresser aussi :

• aux jeunes en lycées professionnels  et aux apprentis,

• aux étudiants,

• aux jeunes professionnels (sans oublier les demandeurs d’emploi),

• à tous les jeunes qui ont un projet de vie,

• à tous les jeunes qui demandent un sacrement (et donc aussi le sacrement du mariage),

22.L’Equipe Diocésaine Diversifiée d’Animation des jeunes pourra être sollicitée pour accompagner les zones pastorales et les équipes locales au montage de ces projets. Par la suite, la coordination des quatre lieux sera assurée par l’Equipe Diocésaine Diversifiée d’Animation des Jeunes (voir 2-2-1 les missions de l’Equipe Diocésaine Diversifiée de l’Animation des Jeunes P. 3-4).           

 

Chapitre 3– Les mouvements

 

 « A 3-7  : L’Assemblée du Synode demande que des initiatives soient prises pour la réimplantation des mouvements (ou familles spirituelles) pour les enfants, les jeunes et les adultes, considérés comme lieux par excellence de formation humaine et chrétienne. L’enjeu du développement des mouvements est à la fois :

- l’échange et la réflexion, à la lumière de l’Evangile, sur une juste attitude chrétienne dans la société,

- le dialogue, la solidarité, l’attention aux réalités du monde, l’engagement pour la justice et l’action sociale en vue d’une société véritablement humaine,

- pour les jeunes, en particulier, les mouvements leur permettent de s’engager dans la société et dans l’Église, ils les préparent à prendre des responsabilités dans la durée.

Il est demandé au sein même des communautés, une meilleure information et communication des mouvements.

Il est demandé aux Équipes d’Animation Pastorale, aux différents Conseils de Pastorale (diocésain, paroissiaux) de susciter et de développer des équipes de divers mouvements dans les communautés chrétiennes.

Il est demandé au diocèse de soutenir les mouvements ou de favoriser leur relance, de créer des synergies entre eux dans une optique pastorale.

Il est demandé aux adultes de se former pour encadrer les mouvements de jeunesse. »

Charte Synodale – Chemin 1…une communauté pour ce monde que Dieu aime – Pages 15 et 16

Et

« A 3-5 : L’Assemblée du Synode invite les chrétiens à se retrouver pour échanger et réfléchir, en rejoignant un service, un mouvement ou une fraternité spirituelle : Mouvement des Cadres chrétiens, Action Catholique Ouvrière (ACO, JOC), Action Catholique Rurale (CMR, MRJC), Mouvement Chrétien des Retraités, Equipes d’Initiatives Missionnaires (Mission de France), Scoutisme, Secours Catholique, Saint Vincent de Paul, Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement, fraternités spirituelles ou religieuses présentes dans les quartiers, Service Evangélique des Malades,… (service, mouvement, fraternité cités par les équipes). »

 

3-2 Décret d’application

 

23.Le diocèse s’engage à  favoriser l’existence des mouvements qui :

-portent attention à la vie des jeunes, prennent en compte leurs besoins, leurs aspirations afin qu’ils deviennent acteurs de leur vie,

-proposent la foi au cœur même de leur vie, de leurs questions et de leurs projets, respectant leur histoire et leur démarche.

 

 

24 Soutien et accompagnement

 

Cependant l’Equipe Diocésaine Diversifiée de l’Animation des Jeunes devra être attentive aux initiatives prises ou aux attentes exprimées à cette fin.

Elle soutiendra alors les démarches de réimplantation par la formation et l’accompagnement à l’élaboration de projets éducatifs et de projets d’animation.

Pour ce faire, les initiatives et les demandes doivent être clairement exprimées et connues afin qu’un diagnostic commun (partagé), sur la faisabilité et la pertinence de la réimplantation d’un mouvement, soit mené.

 

 

 

 

 

LIVRE II – LA FONCTION

D’ENSEIGNEMENT DANS L’EGLISE

TITRE UNIQUE :

SE FORMER EN VUE DE LA MISSION

DANS LA SOCIETE ET DANS L’EGLISE

 

La charte synodale

A 2-5

L’assemblée du synode redit l’urgence qu’une équipe diocésaine de formation en lien avec l’Evêque, garant de la cohérence de la formation et d’une communion diocésaine, élabore un programme de formation annuel répondant aux exigences pastorales du diocèse. Décliné sou diverses formes (…) il offrirait une formation adaptée aux besoins er responsabilités de chacun et aux besoins des communautés.

1- Les propositions de formations seront élaborées afin de répondre aux objectifs suivants:

rendre compte de la foi chrétienne auprès des autres (Credo) - Foi
dialoguer avec la société (famille, bioéthique …)- Société

acquérir des compétences pour un service dans l'Église (accueil, liturgie

            funérailles … )- Église                          ..."

La dimension spirituelle sera intégrée dans chacun des 3 objectifs « missionnaires»

2- Au nom de ces objectifs, toute personne ayant une responsabilité pastorale ou s'y préparant, soit
dans une zone, dans une paroisse, dans un service, dans un mouvement, se verra proposer par le
service diocésain de formation permanente, le cycle de formation pour les acteurs (laïcs) en
pastorale. (plan de deux ans) C.A.P (Cycle Acteurs en Pastorale)

3- Afin d'être à « l'écoute des réalités et des besoins» : une consultation des zones et
mouvements et une évaluation seront mises en place par le service diocésain de formation chrétienne:

avec les responsables, ou délégués, de chaque zone, service et mouvement diocésains
sous forme d'une rencontre autour d'une table

une fois tous les deux ans

 

 

4-  - Les propositions de formations seront «initiées et soutenues » :

- «initiées»: par le biais de la consultation et évaluation (III)

par une éventuelle demande particulière de la part de l'évêque ou vicaire général
par une participation à l'animation des formations proposées

par la proposition d'intervenants

- «soutenues»: en favorisant l'information et communication des formations

en suscitant l'engagement à l’inscription-aux formations

en prévoyant un budget formation pour une prise en charge des participants

par divers partenaires: diocèse (évêque/vicaire général)

services diocésains

mouvements

familles spirituelles

paroisses (curés)

I.T.A

5-  Les propositions de formations se déclineront

       -     sur un temps variable: 2 heures (après-midi ou soirée) – ½ journée - 1 journée - 2 jours
en divers lieux en fonction du type de formation: maisons paroissiales -
maisons diocésaines

--7 pour un public varié: tout public - « paroissiens» - chrétiens en responsabilités

avec des modalités d'inscription et règlement annuels dont une partie prise en charge par  la paroisse ou service, mouvement qui envoie (excepté les formations « tout public ».)

                                     ..         ..                                                           . ..  

6 - Le service diocésain de la formation chrétienne sera composé : d'un responsable

d'un prêtre accompagnateur, tous deux nommés par l’évêque

de membres choisis (4) par le responsable et le prêtre accompagnateur, en fonction de leurs compétences relatives à la nature des objectifs de formations (société /pastorale / transmission) et non en fonction de leur lieu géographique ou de leur appartenance à un service d'Église particulier.

les membres de l'équipe seront nommés pour un mandat de six ans renouvelable une fois. Ceci correspond à l'élaboration de deux plans de formations (cf. Calendrier décret IX)

Les différents membres seront envoyés par l’évêque de façon significative et visible
par tout le diocèse.

Le service diocésain de formation chrétienne veillera à la cohérence de la formation en coordonnant l'ensemble-des propositions des différents services, mouvements, etc. essentiellement grâce à la rencontre Consultation-évaluation.(III)

 

La responsabilité première du service diocésain de formation chrétienne est de concevoir,
organiser des actions de formation pour les acteurs pastoraux du diocèse. il doit également
fournir aux paroisses et communautés une aide pour la mise en place de formations locales
avec les forces vives du terrain.

 

Un budget sera alloué au service de formation chrétienne chaque année par le diocèse pour
son fonctionnement.

7 - Communication:

une plaquette de l'ensemble des formations « initiées» par chaque service, mouvements,
familles spirituelles, sera réalisée chaque année sous la responsabilité du service diocésain de formation chrétienne. Les différents services participeront à sa diffusion.

8 - Rythme des plans de formations en alternance:

1 plan de formations sur 2 ans (plutôt diocésain). Les formations de ces 2 années
coordonneront simultanément les 3 aspects relatifs aux objectifs (foi-société-Eglise)
1 année de formations dite « intermédiaire » (privilégiant le terrain). Chacune de ces
années alternera avec l'un des 3 objectifs (foi-société-Eglise) autour d'un thème.
Chaque année de formations se déroulera d'octobre à juin.

9 - Calendrier de mise en œuvre:

septembre 2011 - juin 2012 : consultation et élaboration du 1 er plan de formations de 2 ans
octobre 2012 - juin 2014 : plan de formations de 2 ans

octobre 2014 - juin 2015 : année intermédiaire

octobre 2015 - juin 2017 : plan de formations de 2 ans

 

 

 

LIVRE III – LA FONCTION

DE SANCTIFICATION DE L’EGLISE

 

TITRE UNIQUE

CELEBRER –PRIER -PARTAGER

 

CELEBRER

CELEBRER LE DIMANCHE

La charte synodale

(0 3-1) L'assemblée du synode demande que l'Eucharistie du dimanche, des célébrations
sacramentelles et des fêtes liturgiques soient le moment privilégié du rassemblement de la
paroisse.

Des aspirations nouvelles sont venues se greffer sur elles : besoin de se former dans la foi,
désir de se rapprocher comme des frères.

Elle permet de donner à la communauté une dimension familiale et intergénérationnelle.

 

(0 4-2) L'assemblée du synode demande de rejoindre, de servir le désir de célébration, de
vie sacramentelle et de redécouvrir la place centrale du dimanche et de sa célébration dans
la vie chrétienne. C'est la source et le sommet de la vie de nos paroisses. Comment la
célébrer dans des lieux dispersés et avec moins de prêtres ?

 

(A 4-1) Le désir de célébration, notamment le dimanche s'exprime de diverses façons.
L'assemblée du synode demande de:

maintenir une messe fixe le dimanche au bourg centre, des messes anticipées le samedi
soir à tour de rôle dans les paroisses environnantes et une messe en semaine dans les
lieux de culte très disséminés.

Prévoir des temps forts, des rassemblements festifs par exemple des célébrations
communautaires inter clochers, un rassemblement par secteur

proposer si possible des ADAP

 

Pour une paroisse communauté missionnaire dont l’eucharistie dominicale est la source et le sommet de la vie

 

1. Il est demandé au service diocésain de pastorale liturgique et sacramentelle d’élaborer un projet d’orientations diocésaines sur la célébration du dimanche, dans le cadre des nouvelles paroisses, compte-tenu du nombre de prêtres en ministère dans les dix années à venir.

Ce projet s’appuiera sur le dernier grand texte de référence : Dies Domini ( Jean-Paul II  1998) et les réflexions en cours de la Conférence des Evêques de France.

 

 

 

Ce projet doit viser l’organisation progressive d’une célébration dominicale hebdomadaire, dans chacune des communautés locales. Il s’agira normalement de l’eucharistie mais là où c’est nécessaire au maintien du rythme hebdomadaire des ADAP pourront être célébrées.

Etant donné l’importance décisive de cette question pour l’avenir des communautés chrétiennes et pour la vie des prêtres, ce projet fera l’objet d’une réflexion en conseil pastoral diocésain et en conseil presbytéral à partir du printemps 2012.

2. Dès maintenant une messe sera célébrée chaque dimanche au bourg-centre et à horaire fixe.

 

LA CELEBRATION DES SACREMENTS

La charte synodale

(A 4-5) Lors des temps de célébration avec les familles, il est demandé par l'assemblée du
synode d'employer un vocabulaire qui leur soit plus adapté en y incluant un bref temps de
catéchèse avec éventuellement la célébration de baptêmes pendant la messe.

Il est également demandé de généraliser l'implication des laïcs dans les équipes de
préparation au baptême car cela leur permettrait aussi notamment aux cotés des prêtres de
mieux accompagner les familles ensuite.

 (A 3-1) Il est demandé par l'assemblée du synode une messe des familles si possible
mensuelle par secteur, bien annoncée et préparée, où seraient invités parents et enfants et à
laquelle participeraient enfants et catéchistes et qui serait un temps fort pour la communauté
chrétienne d'un même secteur ou d'une nouvelle paroisse

Pour une paroisse communauté missionnaire :

3. Dans les choix pastoraux qui orientent notre pratique sacramentelle, il est demandé de toujours  privilégier ceux qui contribuent à la mise en valeur de la dimension communautaire des sacrements.

Quelle préparation et avec qui ? équipe de préparation au baptême et au mariage

Quel lieu pour la célébration ? normalement, l’église paroissiale

Quel jour pour célébrer un baptême ?  normalement le dimanche

Quels intervenants dans la liturgie ?

Quelles propositions communautaires du sacrement de réconciliation ou du sacrement des malades ?

Les considérations de commodités personnelles ou familiales ne sont pas les seuls points à prendre en compte dans notre discernement pastoral.

 

 

 

 

LES ACTEURS DE LA LITURGIE ET LEUR FORMATION

La charte synodale

(0 4-1) Etre inventif pour faciliter la participation à l'Eucharistie, être festif, soigner la
beauté des célébrations tous les dimanches, une demande de l'assemblée du synode.

La célébration lieu d'annonce de la foi, d'initiation de la foi. Un soin particulier doit être
apporté à la beauté de la liturgie lors de la célébration tous les dimanches.

Les assemblées passives et souvent sans joie contribuent au sentiment de longueur et d'ennui
ressenti par les jeunes et laissent peu transparaître l'Esprit du Ressuscité. Elles gagneraient à
être plus festives.

 

(A 4-2) Pour que l'animation spirituelle et liturgique de nos assemblées (assemblées du dimanche, célébration des obsèques .... ) soit mieux prises en charge par les baptisés, il est
demandé par l'assemblée du synode de former les acteurs de la liturgie par zone ou secteur :
chants, lectures, prière universelle, psaume.

Dans ce but il est demandé au service diocésain de pastorale liturgique et sacramentelle de
proposer une banque de données, des conseils pratiques.

Pour une paroisse communauté missionnaire :

4. A partir de septembre 2012 chaque paroisse devra avoir une équipe liturgique qui associe tous les acteurs de la liturgie, ministres ordonnés et laïcs désignés de façon permanente ou occasionnelle.

Cette équipe s’interrogera particulièrement sur la manière dont elle peut intégrer des  jeunes dans la vie liturgique de la paroisse.

Elle préparera les célébrations, en particulier la célébration dominicale et distribuera les rôles.

5. Les membres de l’équipe liturgique devront recevoir une formation. Le curé de la paroisse en portera le souci. Le service diocésain de liturgie, la commission diocésaine d’Art Sacré, l’Equipe diocésaine de formation permanente peuvent être sollicités.

La beauté des lieux, des objets, des gestes, des chants est essentielle à la liturgie. Célébrer est un art. La formation proposée devra en tenir le plus grand compte.

6. Une équipe de musique liturgique sera reconstituée au plan diocésain.

L’un de ses objectifs devra être l’élaboration progressive de références communes à l’ensemble des paroisses pour le chant liturgique.

Elle aura en charge, avec le service diocésain de liturgie et la paroisse du lieu de célébration, la préparation et l’animation des grandes célébrations diocésaines (messe chrismale, ordinations, rassemblements divers…)

PRIER

7. Un effort est à poursuivre pour que les églises de nos villages puissent rester ouvertes et accueillantes (intérieur soigné, communication à jour…). La communauté, en témoignant ainsi de sa vitalité, y trouve une occasion supplémentaire d’engagement.

Ce souci est l’un de ceux que peut porter l’équipe-relais d’une communauté locale pour chacun de ses villages.

Un effort particulier sera fait dans l’église du bourg centre de la paroisse pour qu’existe un lieu favorisant le recueillement et la prière : présence du Saint-Sacrement, éclairage, icône, crucifix, fleurs…

8. Des temps de prière communautaire peuvent être proposés en semaine : liturgie des heures, lecture de la Parole de Dieu, adoration du Saint-Sacrement, chapelet médité. Tout particulièrement pendant les temps forts  de l’année (Avent, Carême, temps pascal, mois de Marie…)

 

PARTAGER

La charte synodale

(A 5-3) il est demandé par l'assemblée du Synode de mettre en place des groupes de partage
(de vie de foi d'Evangile, de formation biblique et théologique susceptibles de répondre aux
demandes variées allant de l'initiation à 1'approfondissement dans un souci d'intériorité et
aussi d'accompagnement aux responsabilités pastorales, aux initiatives missionnaires.

 

9. Chaque paroisse tiendra une assemblée générale annuelle largement ouverte. Elle sera attentive à son caractère festif

10. Le diocèse prendra des initiatives pour la relance des mouvements, pour les enfants, les jeunes et les adultes.

11. Le diocèse formulera des propositions pour un partage en petits groupes à la lumière de la Parole de Dieu, à l’occasion du temps fort du Carême particulièrement.

 

 

LIVRE IV – EGLISE

ET SOCIETE CIVILE

TITRE I - SOLIDARITE

 

La charte synodale

 

O 6-2 : S’ouvrir à la solidarité universelle

Une ouverture au monde universel, aux réalités des autres Eglises et cultures et partant à la solidarité internationale, contribue également au changement de regard de nos communautés.

A6-1 : L’Assemblée du Synode demande la création d’équipes de veille (regard et attention, réflexion et analyse) soucieuse des précarités et pauvretés sur le territoire. Cela permet d’être attentif aux personnes âgées ou malades, aux personnes seules et isolées, aux personnes en situation précaire ou différentes, particulièrement en zone rurale.

A 6-2 : L’Assemblée du Synode demande l’amplification de la mission du service diocésain de la Solidarité. Cela permettrait de réunir les différents acteurs sociaux sur un territoire en vue d’un échange et d’un travail commun. Parallèlement, il serait nécessaire de créer des lieux d’écoute et de former les intervenants.

A 6-8 : L’Assemblée du Synode est consciente que certaines aides ne peuvent être que ponctuelles, en particulier celle des jeunes ; mais il faut oser la confiance en eux, apprendre à s’effacer lorsqu’il le faut, encourager leur bonne volonté.

1..Le conseil diocésain à la solidarité sera réactivé. Ses statuts (objectifs, composition…) devront être reprécisés en tenant compte des indications données par la Conférence Episcopale.

Ce conseil devra prendre en compte la dimension internationale de la solidarité.

Il devra avoir le souci d’une collaboration avec la pastorale des jeunes.

Cette mission de relance du conseil est confiée à…………………………………

2. Un observatoire économique et social sera créé. Il aura pour objectif d’informer l’évêque sur les questions sensibles de la vie économique et sociale du département et de lui permettre d’éventuelles prises de parole éclairées.

Sa mise en place est confiée au conseil épiscopal.

 

 

TITRE II - RURALITE ET PATRIMOINE

La charte synodale

 

A 1-2 : L’Assemblée du Synode demande que soit pensé l’accueil dans les églises, pour favoriser le recueillement, la prière des gens du pays et de passage et pour permettre la visite de celles-ci :

                En formant des équipes pour recevoir et animer (les églises et sites religieux)

En invitant à la méditation (fiches de prières, musique, diaporama à thèmes, présence de groupes de prière)

                En présentant des sites (visite accompagnée, fiches explicatives, panneaux…)

Initiatives suscitées ou/et par :

                               La pastorale sacramentelle et liturgique du diocèse

                               La commission diocésaine d’Art Sacré

                               La pastorale diocésaine du tourisme.


A 1-3 : L’Assemblée du Synode demande que des initiatives soient prises pour la réimplantation des mouvements (ou familles spirituelles) pour les enfants, les jeunes et les adultes, considérés comme lieux par excellence de formation humaine et chrétienne.

A 1-5 : L’Assemblée du Synode souhaite maintenir et dynamiser les pèlerinages locaux (et les sites qui y sont associés) par des temps de prière et de célébration mais aussi par des temps intergénérationnels, festifs et conviviaux (repas, jeux, marches…) et des temps de réflexion commune (Conférence, groupes de partage, méditation communautaire…). Ils sont l’occasion de rencontres qui dépassent le cadre communautaire de la paroisse.

Pour une paroisse communauté missionnaire

1. Une commission diocésaine « Ruralité et Patrimoine sera mise en place.

Elle aura pour mission :

Une réflexion sur les pèlerinages locaux et leur animation, en relation avec les paroisses où se situent les sanctuaires et la direction diocésaine des pèlerinages.

Une valorisation de nos églises comme lieux de recueillement et de catéchèse, en particulier à destination des touristes.

Une réflexion sur la formation qui pourrait être proposée aux personnes qui accueillent et font visiter les églises.

 

2. Le conseil épiscopal réfléchira à une relance des mouvements ruraux en privilégiant deux mouvements de jeunes (en lien avec le service pour la pastorale des jeunes) et deux mouvements d’adultes. Il soumettra ses conclusions au conseil presbytéral et au conseil pastoral diocésain.

3. Le service diocésain de formation proposera chaque année aux paroisses pour le Carême un document simple permettant des rencontres en petits groupes pour des temps de lecture de la Parole de Dieu, de partage, de prière.

4. Le diocèse proposera régulièrement un grand rassemblement diocésain, en lien avec l’actualité pastorale diocésaine, nationale, universelle.

 

TABLE DES MATIERES

 

L’ensemble de ces décisions prend place dans le droit particulier de l’Eglise de Saint-Flour. Elles sont donc présentées ici dans l’ordre adopté par le Code de Droit Canonique.

Livre 1° LE PEUPLE DE DIEU

Titre 1° LES PAROISSES

                Chapitre 1° Création des nouvelles paroisses

Chapitre 2 Conseil pastoral paroissial

                Chapitre 3 : Equipe d’animation pastorale et Equipe-relais

                               3.1 L’Equipe d’animation pastorale (EAP)

                               3.2 La communauté locale et l’équipe-relais

Chapitre 4 – Secrétariat et Finances

4.1Maison paroissiale et secrétariat

4.2 Complément au règlement financier des paroisses et aux statuts des conseils économiques paroissiaux

Titre 2 : Quelques règles pour une heureuse collaboration entre laïcs et ministres ordonnés

Titre 3 : Apostolat des laïcs

                Chapitre 1° : Les familles

                Chapitre 2 : Les Jeunes

                Chapitre 3 : les mouvements

Livre 2  LA FONCTION D’ENSEIGNEMENT DE L’EGLISE

Titre unique :  Se former en vue de la mission dans la société et dans l’Eglise

Livre 3  LA FONCTION DE SANCTIFICATION DE L’EGLISE

Titre unique :  Célébrer – Prier - Partager

Livre 4  EGLISE ET SOCIETE CIVILE

Titre 1  Solidarité

Titre 2  Ruralité et Patrimoine