Saint Géraud d’Aurillac

Saint Géraud est le patron de la Haute-Auvergne. L’un des premiers saints laïcs, il a marqué l’histoire de notre diocèse pour des siècles, par son charisme et sa personnalité étonnante. Le prénom Géraud qui est porté chez nous depuis le Xe siècle de façon constante témoigne de cette mémoire.

 

C’est une grande figure de saint laïc au Moyen-âge : Géraud est né au château Saint-Etienne d’Aurillac en 856. Il est élevé par de saints parents puisque sa mère, sainte Adeltrude, a été canonisée par l’Eglise comme modèle de mère chrétienne. Géraud aurait souhaité devenir moine. L’évêque de Cahors l’en dissuada, jugeant que sa vocation était de rester dans le monde. Géraud s’en remit à cet avis, mais il vécut comme un moine, une véritable consécration religieuse. Gardant le célibat, il priait l’office divin quotidiennement et, dans un siècle barbare, mit tous ses soins à faire régner le droit, la justice, la charité envers les plus pauvres. On le compara volontiers à saint Louis pour son sens de l’équité. L’accomplissement de ses devoirs religieux ne le distrayait pas de ses devoirs civiques. Il est le véritable fondateur de la ville d’Aurillac. Il place la cité sous la juridiction directe du pape au plan spirituel, et sous la juridiction directe du roi de France, au plan temporel. Il se rendra à plusieurs reprises en pèlerinage à Rome, pour assurer le pape de sa fidélité et de celle de ses sujets. Il fonde le monastère bénédictin d’Aurillac. Il meurt en 909. Sa vie, écrite une vingtaine d’années plus tard, par saint Odon, abbé de Cluny, d’après le témoignage de quatre disciples du saint, le présente comme attentif aux indigents qu’il invite à sa table et sert lui-même, comme habile guerrier, sachant faire des vaincus ses amis, comme acceptant généreusement aussi la cécité qui le frappe à la fin de sa vie.

Les biographes de saint Géraud :