Rénovation de la bibliothèque du Grand Séminaire

Le jeudi 16 avril 2015 avait lieu l’inauguration de la bibliothèque restaurée de l’ancien Grand Séminaire.

Ce dernier, rebaptisé « Maison des Planchettes » depuis sa transformation en structure hôtelière, héberge également le service des archives diocésaines ainsi que la bibliothèque située dans l’aile est. Bâtie par Mgr de Marguerye en 1840, utilisée jusqu’en 1950 environ puis laissée en sommeil pendant de nombreuses décennies, elle conserve un fonds de plus de 20 000 ouvrages qui s’étagent de la fin du XVe siècle jusqu’au XXe siècle. Cette bibliothèque que le diocèse a pu conserver (avec son séminaire) malgré la loi de Séparation de 1905, vient de bénéficier d’un ambitieux programme de restauration. Les travaux se sont déroulés en deux phases, la première consistant à stabiliser le bâtiment, revoir la toiture et restaurer la façade. Lors de la seconde tranche (gérée par l’entreprise « Besse rénovation »), le plancher a été consolidé et équipé d’un dispositif coupe-feu. Les boiseries, très écaillées, ont été rénovées. De grands lustres animent maintenant ce vaste volume, et les nouvelles menuiseries ont reçu des survitrages anti UV, indispensables à la conservation des ouvrages. L’installation électrique a également été entièrement reprise, ce qui a permis d’inclure une alarme incendie et effraction plus opérationnelle. Désormais, trois grandes vitrines réalisées sur mesure permettent d’accueillir les ouvrages les plus rares, restaurés ou  présentant un intérêt particulier.

Le montant des travaux s’élève à 550 000 euros. La restauration de la bibliothèque du Grand Séminaire a été rendue possible par la générosité de nombreux donateurs, qu’il s’agisse d’entreprises, de fondations (Fondation Crédit Agricole : 152 000 euros ; fondation du Patrimoine : 30 000 euros) ou de particuliers (plus de 100 000 euros en souscription). Ce projet qui donne au diocèse un lieu de conservation mais aussi d’exposition, a été financé, rappelons-le, en grande partie grâce à la générosité de la paroisse cantalienne d’île de France, ainsi qu’à celle de leur pasteur, le père Chabau, qui a offert les vitrines pour un montant de 15 000 euros. Le Cantal peut en effet toujours compter sur le soutien des « expatriés », très attachés à leur petite patrie, à son histoire et à son patrimoine. Deux ouvrages de grande valeur ont été remis à l’archiviste ce jour-là, de la part de l’abbé Jammet, ancien curé de Saint-Jacques-des-Blats : un livre d’heures du XIVe siècle ainsi qu’un Office de saint Géraud de 1662.