Le chanoine Cornet

Vie Diocésaine n°8 - Septembre 2016

 

Quelques photos de Molompize et du chanoine Cornet (dont une du jeune homme à l’âge de 17 ans en 1877) entrées récemment aux archives nous donnent l’occasion de revenir sur ce prêtre passionné d’histoire. Jean-Marie Cornet était le fils de Jean Cornet, un marchand de toile originaire de Feydit, commune de Chanet. Sa mère, Françoise Mouraire était originaire de Molompize, où le couple se marie en 1858 et où leur enfant voit le jour le 21 mars 1860. Jean Cornet quittait régulièrement le Cantal pour vendre sa marchandise dans les Ardennes.

 

Le couple s’installa vers 1870 à Molompize, mais ne semble pas avoir eu d’autre enfant que le petit Jean-Marie. Plus tard, le jeune homme ne voulut entrer dans la voie sacerdotale que s’il recevait du ciel un signe évident, un signe manifeste, nous apprend sa nécrologie. Il racontait volontiers comment il fut illuminé à Notre-Dame des Victoires (à Paris) par une grâce du ciel. Il fit ses études au séminaire de Saint-Sulpice à Paris et prépara une licence de Lettres à l’Institut Catholique. Doté de cette solide formation intellectuelle, il est ordonné prêtre le 25 février 1888, puis nommé professeur au Petit Séminaire de Saint-Flour en octobre de la même année, une institution dont il deviendra le Supérieur dès 1906 et qu’il ne quittera qu’en 1937. Il s’attacha à cette maison à laquelle il sacrifia toute son énergie et même une partie de ses ressources personnelles. « Que de générations d’élèves doivent à M. Cornet une heureuse orientation ! » nous dit encore sa nécrologie en 1943. Peu de gens pourraient aujourd’hui confirmer cette assertion, mais le regard bienveillant que nous livre cette photographie du chanoine dans son bureau le laisse croire bien volontiers. Très attaché à son village natal, il oeuvra pour la création d’une école libre à Molompize, mais pour les générations futures, l’ensemble de notes consacrées à l’histoire de sa paroisse est son héritage le plus précieux (conservé aux archives diocésaines). Ces notes furent publiées en 1951 par le chanoine Boyer sous le titre : À vol d’oiseau : Molompize, Aurouse, Vauclaire (notes d’histoire).

 

Pour en savoir plus

Pascale Moulier, archiviste-diocésain