D'où ça vient ?

L’état français ne subventionne aucun culte.

La loi de séparation des Églises et de l’Etat de 1905 proclame la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et précise « La République ne reconnaît, ne salarie et ne subventionne aucun culte ».


De fait, l’Église ne peut plus alors recevoir aucune subvention de l’Etat, des départements ou des communes. Les prêtres ne peuvent plus être payés par l’état sur le budget du ministère des cultes.
Privés de ressource d’origine publique et n’ayant aucune subvention du Vatican, les évêques et les prêtres ont dû, pour la première fois faire appel pour eux-mêmes à la générosité des fidèles. C’est ainsi que fut instauré, dès 1906, le « denier du clergé » dénommé «denier du culte» quelques années plus tard.

Du denier du culte au denier de l’Eglise

 

 

 

 

Au cours  du temps, de nombreux laïcs sont venus se mettre au service de l’Eglise, pour des fonctions administratives de gestion ou d’animation pastorale. La majorité d’entre eux sont des bénévoles, mais d’autres sont nécessairement salariés. 


C’est pour tenir compte de cette évolution, que le « denier du culte », ainsi dénommé par référence aux seuls ministres des cultes (prêtres et évêques) est devenu, en 1989, « le denier de l’Église ».