L’eucharistie

L’Eucharistie achève l’initiation chrétienne. Les autres sacrements, ainsi que tous les ministères ecclésiaux et les tâches apostoliques, sont tous liés à l’Eucharistie et ordonnés à elle.

L’Eucharistie est source et sommet de toute la vie chrétienne

L’Eucharistie est le mémorial de la Pâque du Christ :

Jésus, à la dernière Cène, la nuit où il était livré, institua l’Eucharistie de son Corps et de son Sang pour perpétuer le sacrifice de la croix au long des siècles, jusqu’à ce qu’il vienne, et pour confier à l’Église le mémorial de Sa mort et de Sa résurrection, œuvre rendue présente par l’action liturgique. En elle, le Christ associe son Église et tous ses membres à son sacrifice de louange et d’action de grâces offert une fois pour toutes sur la Croix à son Père.

Les trois évangiles synoptiques et S. Paul nous ont transmis le récit de l’institution de l’Eucharistie. C’était surtout « le premier jour de la semaine », c’est-à-dire le jour du dimanche, le jour de la résurrection de Jésus, que les chrétiens se réunissaient « pour rompre le pain ». Si les chrétiens célèbrent l’Eucharistie depuis les origines, c’est parce que nous nous savons liés par la parole testamentaire du Seigneur, donnée la veille de sa passion :

« Faites ceci en mémoire de moi. »

 

Faire sien Ses gestes et Ses paroles jusqu’à ce qu’Il vienne renvoie, par les apôtres et leurs successeurs, à la célébration liturgique du mémorial du Christ, de Sa vie, de Sa mort, de Sa résurrection et de Son intercession auprès du Père.

La liturgie de l’Eucharistie se déroule selon une structure fondamentale qui s’est conservée à travers les siècles jusqu’à nous.

Elle se déploie en deux grands moments qui forment une unité foncière :

Le rassemblement, la liturgie de la Parole, avec les lectures, l’homélie et la prière universelle ; la liturgie eucharistique, avec la présentation du pain et du vin, l’action de grâce consécratoire et la communion.

Au cœur de la célébration de l’Eucharistie, il y a le pain et le vin qui, par les paroles du Christ et par l’invocation de l’Esprit Saint, deviennent le Corps et le Sang du Christ. Fidèle à la parole testamentaire du Seigneur, l’Église continue de faire, en mémoire de Lui, jusqu’à son retour glorieux, ce qu’il a fait la veille de sa passion :

« Il prit du pain…Il prit la coupe remplie de vin... »

 

Le mode de présence du Christ sous les espèces eucharistiques est unique. Il élève l’Eucharistie au-dessus de tous les sacrements et en fait comme la perfection de la vie spirituelle et la fin à laquelle tendent tous les sacrements. Cette présence, on la nomme « réelle », parce qu’elle est substantielle, et que par elle le Christ, « vrai Dieu, vrai homme », se rend présent tout entier.

L’Eucharistie est le résumé et la somme de notre foi.

La richesse inépuisable de ce sacrement s’exprime dans les différents noms qu’on lui donne. Chacun de ces noms en évoque certains aspects.

On l’appelle : Eucharistie parce qu’il est action de grâces à Dieu.

Repas du Seigneur parce qu’il s’agit de la Cène que le Seigneur a pris avec ses disciples la veille de sa passion. Fraction du Pain parce que ce rite, propre au repas juif, a été utilisé par Jésus lors de la dernière Cène. C’est par cette expression que les premiers chrétiens désigneront leurs assemblées eucharistiques.

  •  Assemblée eucharistique parce que l’Eucharistie est célébrée en l’assemblée des fidèles.
  •  Mémorial de la passion et de la résurrection du Seigneur.
  •  Sacrifice parce qu’il actualise l’unique sacrifice du Christ Sauveur.
  •  Liturgie parce que toute la liturgie de l’Église trouve son centre et son expression la plus dense dans la célébration de ce sacrement.
  •  Très Saint Sacrement parce qu’il est le sacrement des sacrements. On désigne de ce nom les espèces eucharistiques gardées dans le tabernacle : "La Réserve Eucharistique"
  •  Communion parce que c’est par ce sacrement que nous nous unissons au Christ qui nous rend participants de son Corps et de son Sang pour former un seul corps.
  •  Messe parce que la liturgie se termine par l’envoi des fidèles.

Le dimanche, « Jour du Seigneur », est le fondement et le noyau de toute l’année liturgique. Il est le principal jour de la célébration de l’Eucharistie parce qu’il est le jour de la Résurrection. Il est le jour de l’Assemblée liturgique par excellence, le jour de la famille chrétienne, le jour de la joie et du repos du travail.

L’Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l’Église, c’est-à-dire le Christ lui-même.

L’Église catholique a rendu et continue de rendre ce culte d’adoration qui est dû au sacrement de l’Eucharistie non seulement durant la messe, mais aussi en dehors de sa célébration : en conservant avec le plus grand soin les hosties consacrées, en les présentant aux fidèles pour qu’ils les vénèrent avec solennité, en les portant en procession.

On puise dans la "Réserve Eucharistique" pour porter la communion aux malades et aux mourants : le « Viatique », la nourriture pour la route.