Retour sur les JMJ

Au lendemain des JMJ, Le temps est venu de faire le bilan de ces 18 jours extraordinaires.

Dans l’extraordinaire

Par les moments incroyables que nous avons vécus : d’abord, voir passer le pape François à quelques mètres de nous. Participer à la veillée de prière avec plus de deux millions ½ de jeunes du monde entier. Vivre des moments festifs avec des milliers de jeunes dans tout Cracovie et puis visiter les camps d’Auschwitz-Birkenau et être témoin de l’horreur du passé.

 

Et dans l’ordinaire des jours

Par les moments passés en famille, dans notre paroisse d’accueil : Kruszwica, dans le diocèse de Gniezno, lors de la première semaine. Participer aux temps de prières quotidiens et découvrir d’autres façons de prier ; faire partie d’une famille dont on ne comprend pas vraiment la langue mais qui nous accueille comme leur propre enfant. Danser, chanter, prier avec les jeunes Polonais.

 

Ce sont donc 42 jeunes (accompagnateurs compris) du diocèse de St Flour et 18 du diocèse de Mende qui se sont rendus aux JMJ 2016 qui se déroulaient à Cracovie en Pologne.

Accueillis comme des rois


Je peux, sans trahir ce que chacun d’entre nous a vécu, affirmer que la semaine en diocèse, à Kruszwica, a été vraiment très marquante. En effet, Nous avons été accueillis comme des rois, nous, jeunes Français qui venions de passer deux jours dans un car. Et c’est sous les hymnes de nos deux Nations, de larges sourires et de liesse que nous avons été accueilli par tous ces gens dès notre arrivé. Chacun d’entre nous n’en revenez pas ! Nous avons tous été très touchés par la disponibilité de nos familles d’accueil, leur gentillesse et leur adaptation à tous les aléas qui ponctuent inévitablement les JMJ.


Cette semaine a été l’occasion de nombreux échanges. Nous avons appris des chants et des danses polonaises et, bien sûr, nous avons tenté de faire de même avec des chants et des danses traditionnels de chez nous. Maintenant ils savent tous danser le « Brise pied »… Nous avons aussi pu goûter de nombreux plats polonais. Nous avons découvert un peuple des plus accueillants, qui pourtant a eu une histoire traumatisante qui marque aujourd’hui encore les esprits. Et c’est dans une chaleureuse étreinte et quelques larmes sur nos joues que nous avons dû nous quitter.

Un seul mot à retenir : rencontres


Cracovie a bien entendu été un lieu important. Une ville magnifique envahie par des milliers de pèlerins. Dans chaque rue, chaque ruelle, des centaines de jeunes, drapeaux en mains qui dansent, chantent, louent le Seigneur. La rencontre est alors très facile, d’autant plus lorsque vous êtes entassés dans un tram, un train ou un bus ! C’est la ville de saint Jean Paul II, de Soeur Faustine, dont on sent l’influence dans chaque maison.
Un seul mot pour ces JMJ : rencontres. Des rencontres formidables : avec les jeunes, avec les Polonais qui nous accueillaient, avec les jeunes du monde entier et à travers eux, avec le Christ.

Un discours vivant et adapté

Le pape s’adresse aux jeunes, dans un discours vivant et adapté, leur montrant avec humour le danger de la société de consommation, d’une confusion entre bonheur et commodité, et l’esclavage moral. Il invite les jeunes à goûter à la véritable liberté. Il exhorte à l’action, à l’engagement : Les jeunes donneront au monde le sens qu’ils voudront. Et particulièrement un monde plus fraternel.

Les belles paroles du Pape

Le Pape dénonce avec humour « la paralysie de confondre bonheur avec un canapé, un canapé qui nous invite à vivre dans le confort, dans la sécurité, … Qui nous garde enfermé dans la maison, sans nous préoccuper. Le bonheur sur canapé. La paralysie silencieuse mais qui peut nous détruire le plus, qui peut détruire la jeunesse. Parce que petit à petit sans s’en rendre compte nous nous retrouvons infantilisés, abrutis… Je vous demande : vous voulez être libres ? ». Toute la foule répond d’une seule âme : OUI.


Porter partout la bonne nouvelle (…) c’est cela qu’être courageux


« Il faut quitter le canapé pour des chaussures, des bonnes chaussures de marche. Il faut marcher, vers des sentiers que l’on ne connaît pas encore. Il nous fait perdre la route pour le suivre dans la folie de notre Dieu… Être des acteurs politiques, des animateurs sociaux. Porter partout la bonne nouvelle. Un don pour

 

Dieu et pour les autres. Et c’est cela qu’être courageux, qu’être libre. »
« Dieu attend quelque chose de toi : as-tu bien compris ? »
« Dieu t’invite à rêver, te faire voir que le monde avec toi, peut être différent. Le monde a besoin de jeunes avec de bonnes chaussures, et encore mieux des chaussures à crampon comme les joueurs de foot. Personne ne doit être sur la touche ! La vie est belle quand nous voulons laisser notre empreinte, ne pas laisser les autres décider à notre place. »
« Que le Seigneur bénisse tes rêves ! »
« Aujourd’hui Jésus t’appelle à laisser ton empreinte dans la vie, qui marque ton histoire et celle de tant d’autres ».
« Nous les adultes nous avons besoin de vous… Ayez le courage de nous enseigner qu’il est plus facile de construire des ponts que d’élever des murs ».
« Avant de commencer à construire des ponts pour le monde, en construire avec ses voisins : serrez-vous la main ».
« Que le seigneur bénisse tes rêves ! »

Acclamé par les jeunes, le pape les invite à se recueillir autour du Saint Sacrement qui va être exposé. « Une route difficile et obscure sur laquelle Jésus ne nous abandonne jamais. Offrons-lui notre espérance et ces trois paroles : Jésus j’ai confiance en toi ».

 


MERCI …


Fabien Bednarczyk
Responsable Diocésain de la Pastorale des Jeunes.