Et ne nous laisse pas entrer en tentation


La vie est un combat. Que serait-une vie sans combat ? Combat spirituel contre le mal, contre la souffrance, contre l’égoïsme, combat positif pour apprendre à aimer le Seigneur et nos frères, surtout les plus démunis. Dans ce combat vient s’immiscer la tentation dont Jésus parle dans le Notre Père :
« Et ne nous laisse pas entrer en tentation »
allons-nous dire à partir du 1er dimanche de l’Avent, au lieu de « ne sous soumets pas à la tentation.»


Notre compatriote, le cardinal Saliège parlait ainsi de la tentation :
«Une âme non tentée, que sait-elle ? Elle ne sait rien d’elle-même, elle ne sait
rien de Dieu.»
La tentation de faire le mal fait partie de l’histoire humaine.
Le Christ lui-même a été tenté dans son humanité, quarante jours et quarante nuits au désert. La tentation n’est pas le péché. Ce qui est péché, c’est le consentement dont un petit livre de spiritualité, l’Imitation de Jésus-Christ, décrit les ressorts psychologiques et spirituels :
« D’abord,c’est une simple pensée, puis une imagination plus vive ; ensuite la complaisance, le mouvement déréglé ; enfin le consentement. Telle est la tactique de l’ennemi, quand on ne lui résiste pas tout de suite.»


Les grands auteurs spirituels nous invitent à ne pas craindre d’être tentés. Ste Thérèse d’Avila a voulu rassurer les âmes tentées : « Je ne me trouble pas », disait-elle «quand je vois une âme aux prises avec des tentations très violentes. Car si elle a de l’amour et de la crainte de Dieu, elle en
sortira avec de grands profits.»
Voilà le glaive de la lutte spirituelle à mener contre les tentations qui se présentent : un amour profond d’infini respect envers le Seigneur, qui se fait le maître de notre combat.
«Dieu est fidèle ; il ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces.
Avec la tentation, il donne le moyen d’en sortir et la force de la supporter.»
(St Paul, 1 Co 10, 13).
P. Philippe Dupuy
 

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