Démission de Mgr Simon

Monseigneur Simon, notre archevêque, contraint de renoncer à sa charge

Il y  quelques jours, nous apprenions avec émotion que Mgr Simon, archevêque de Clermont, avait offert sa démission au Saint-Père pour raison de santé. La nouvelle n’a pas surpris ceux qui l’ont rencontré ces derniers mois et ont pu partager avec lui ce souci. Nous nous connaissons depuis plus de vingt ans, avant même qu’il ne soit nommé évêque de Clermont. Je sais la part qu’il a prise dans la réflexion de la conférence des évêques de France. Il fut l’un des principaux rédacteurs, avec Mgr Dagens, de la « lettre aux catholiques de France » qui marqua, au tournant des années 2000 la manière pour l’Église de se comprendre et de se situer pour « proposer la foi dans la société actuelle ». Il a écrit de nombreux ouvrages, au carrefour de réflexions philosophique, sociologique, ecclésiologique, spirituelle. La confiance de ses confrères le porta à la vice-présidence de notre conférence épiscopale de 2007 à 2013. Il a également représenté les évêques de France auprès de la commission des épiscopats de l’Union Européenne (COMECE). Son épiscopat à Clermont fut marqué, entre autres, par la tenue d’un synode diocésain, la création de l’Institut théologique d’Auvergne (I.T.A.), la construction du Centre diocésain de Pastorale... Ses 20 ans d’épiscopat auront donc marqué l’histoire de son diocèse comme celle de l’Église en France.

A titre personnel, comme au nom du diocèse de Saint-Flour, appartenant à la Province de Clermont depuis 2002, je veux dire à Mgr Simon notre reconnaissance et l’assurer de mes sentiments les plus fraternels. Nous le portons dans notre prière pour que, déchargé désormais des soucis de sa charge pastorale, il puisse dominer ses épreuves de santé et contribuer d’une autre manière à servir l’Église.

 

+ Bruno Grua

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